Appel de Guterres contre le suprémacisme

Les mouvements suprémacistes blancs et néonazis sont en train de devenir une menace internationale, selon le chef de l'ONU.

Moins de deux mois après l'assaut sur le Capitole aux Etats-Unis, le secrétaire général de l'ONU a accusé ces mouvements extrémistes d'utiliser la pandémie et les divisions sociales et politiques pour s'élargir. Ceux-ci constituent "la plus grande menace pour la sécurité intérieure de plusieurs pays", a-t-il dit, sans nommer aucun de ces Etats. "Bien trop souvent, ces groupes haineux sont encouragés par des personnes occupant des postes à responsabilités", a-t-il déploré lundi en ouvrant le Conseil des droits de l'homme, piloté en ligne depuis Genève.

Là aussi, il n'a mentionné personne, notamment pas l'ancien président américain Donald Trump, accusé d'avoir attisé les violences récentes dans son pays. Et M. Guterres de cibler collectes de dons, discussions en ligne et collaboration entre ces mouvements. "Ce n'est que par une action concertée à l'échelle mondiale que nous pourrons mettre fin à cette menace" qui s'étend "de jour en jour", ajoute-t-il encore.

Le racisme systémique doit à nouveau être discuté au Conseil qui est réuni pour un mois et s'annonce plus polarisé que jamais. Outre le réengagement américain comme observateur, la Chine, la Russie, la France et la Grande-Bretagne font de leur côté leur retour parmi les membres de l'instance.

Dans son discours, M. Guterres a encore appelé à mettre les droits de l'homme au centre des réglementations et des législations sur les technologies numériques. Il a relevé que la pandémie a augmenté l'inquiétude sur les plateformes numériques et "l'utilisation abusive des données" des citoyens, y compris par les gouvernements.

Le secrétaire général de l'ONU a également répété ses alertes contre les inégalités grandissantes et les discriminations des femmes et des minorités qui augmentent avec le coronavirus. Il a à nouveau appelé à collaborer sur les vaccins contre la pandémie.

ATS