Evacuation de Marioupol pas encore certaine

"Il n'est pas encore clair" si l'évacuation sûre de civils de Marioupol pourra avoir lieu vendredi, a affirmé à la presse à Genève un porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Un convoi est en route vers la ville.

Il est constitué de trois véhicules et neuf collaborateurs, a ajouté le porte-parole. "Nous devons être certains qu'un cessez-le-feu sera honoré et que le convoi humanitaire pourra passer en sécurité les barrages militaires", contrairement aux précédentes tentatives il y a quelques semaines.

"Tous les détails" ne sont pas réglés, a ajouté le porte-parole. La ville où ces personnes seraient évacuées n'est pas non plus encore établie. "Nous avons l'approbation des parties au plus haut niveau", a toutefois affirmé le porte-parole.

Le CICR s'attend à ce que des milliers de civils souhaitent quitter la ville assiégée depuis des semaines. Il pilotera, si le dispositif est validé, jusqu'à 54 bus prévus par les autorités ukrainiennes en dehors de Marioupol.

L'organisation souhaitait aussi pouvoir faire entrer de l'assistance humanitaire même si elle n'a pas reçu encore l'autorisation. L'équipe du CICR est partie vendredi matin sans ce chargement.

Pas une seule minute

Vendredi matin, le président du CICR Peter Maurer a affirmé lors du Forum international sur la coopération que la guerre en Ukraine est une guerre différente entre Etats, avec un impact massif pour les civils. Il ajoute ne pas avoir une seule minute dans une réunion où l'Ukraine n'est pas abordée. "C'est mauvais", selon lui, ajoutant sentir la "frustration" des acteurs des autres crises dans les différents pays.

De son côté, le Programme alimentaire mondial (PAM) a aidé un million de personnes depuis un mois. Il souhaite assister trois millions d'entre elles dans les prochaines semaines dans le pays et dans la région.

ATS