L'IA va permettre des avancées scientifiques en 2026

La revue scientifique Nature s'attend pour 2026 à des avancées obtenues grâce à l'IA. Ses spécialistes prédisent aussi de nouvelles thérapies géniques et une amélioration du collisionneur de particules du CERN vers Genève.

Sur l'image, Jules, un robot utilisant l'intelligence artificielle qui a été présenté à Palexpo à Genève en juillet dernier. © KEYSTONE/Salvatore Di Nolfi

Les experts de Nature jugent que 2026 pourrait voir les premières avancées scientifiques significatives grâce à l'intelligence artificielle (IA). Cette technologie devrait être de plus en plus utilisée. Elle peut exécuter des recherches complexes à plusieurs niveaux, en partie avec peu de supervision humaine. Cependant, d'après Nature, recourir à l'IA augmente également le risque: des chercheurs font déjà état d'erreurs graves, telles que des pertes de données involontaires. Ces lacunes pourraient avoir des conséquences graves à mesure que l'autonomie augmente.

Les spécialistes s'attendent également à l'apparition de nouveaux modèles d'IA plus petits, qui apprennent à partir d'une quantité limitée de données et sont spécialisés dans la résolution de problèmes spécifiques. Un modèle de ce type a largement surpassé des modèles nettement plus grands lors d'un test logique en 2025.

Mission en vue sur la lune et mars

L'année 2026 sera également marquée par plusieurs étapes décisives dans le domaine spatial. L'agence spatiale américaine NASA enverra pour la première fois depuis les années 1970 des astronautes en mission autour de la Lune dans le cadre de la mission Artemis II. L'objectif de ramener des humains à la surface du satellite est fixé en 2028. Parallèlement, la Chine vise le pôle sud de la Lune, particulièrement difficile d'accès, avec la sonde Chang'e-7. Mars est également dans le viseur des scientifiques: le Japon lancera en 2026 une mission vers les deux lunes martiennes, Phobos et Deimos.

L'Agence spatiale européenne (ESA) débutera fin 2026 la mission "Plato" pour rechercher des planètes semblables à la Terre. La Suisse joue un rôle clé dans cette mission. Les universités de Genève et de Berne y participent de manière significative.

Accélérateur de particules du CERN

Nature prévoit de nouvelles avancées dans le domaine de la physique des particules: selon la revue, une mise à niveau importante du Grand collisionneur de hadrons (LHC) est prévue au Centre européen de recherche nucléaire (CERN) près de Genève. Le LHC sera arrêté pendant trois ans à partir de l'été 2026 afin d'installer le LHC dit "à haute luminosité". La décision de construire un nouvel accélérateur de particules, appelé Future Circular Collider (FCC), sera prise en 2028.

Thérapie génétique

Nature imagine également des avancées dans le domaine de la thérapie génique. Deux études cliniques sont prévues afin de développer des thérapies géniques personnalisées pour les enfants atteints de troubles génétiques rares. Une équipe souhaite demander à l'autorité américaine de contrôle des médicaments l'autorisation de mener une étude sur le prolongement du traitement d'un nourrisson atteint d'un trouble métabolique rare. Une autre équipe prévoit une étude similaire pour les troubles génétiques du système immunitaire.

Diagnostic du cancer par prise de sang

Les résultats d'une vaste étude clinique menée au Royaume-Uni sont également attendus. Un test sanguin permettant de détecter environ 50 types de cancer avant l'apparition des symptômes a été mené sur plus de 140'000 personnes. Les autorités sanitaires britanniques prévoient de généraliser l'utilisation de ce test si les résultats s'avèrent prometteurs.

ATS
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