Macron giflé lors d'un déplacement dans la Drôme

Une vidéo authentifiée montrant le président français se faire gifler mardi lors d'un déplacement circule sur les réseaux.

La vidéo a été authentifiée par l'Elysée. © Twitter

Dans une vidéo diffusée sur Twitter et authentifiée par l'entourage du chef de l'Etat, M. Macron est vu s'approchant d'un groupe de personnes massées derrière des barrières, puis échanger brièvement avec un homme. Saisissant l'avant-bras du président, l'individu semble lui porter ensuite un coup sur la joue, l'entourage de M. Macron évoquant une "tentative de gifle". Dans cette même vidéo, juste avant la gifle, est hurlé le cri de guerre royaliste "Montjoie Saint Denis!", ainsi que "A bas la macronie".

Deux personnes ont été interpellées sur place, a indiqué la préfecture de la Drôme. "L'homme qui a tenté de gifler le président et un autre individu sont actuellement entendus par la brigade de gendarmerie de Tain-L'Hermitage", indique la préfecture

Dès le début des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, le Premier ministre a pris la parole pour dénoncer cette agression. "La politique ça ne peut en aucun cas être la violence, l'agression verbale, et encore moins l'agression physique. J'en appelle à un sursaut républicain, nous sommes tous concernés, il en va des fondements de notre démocratie", a déclaré Jean Castex. Le chef de l'Etat a poursuivi sa visite, a indiqué l'Elysée.

Quelques minutes auparavant, M. Macron avait appelé "tout le monde au respect et au calme" pour ne pas fragiliser la démocratie après la polémique déclenchée par les propos de Jean-Luc Mélenchon et la vidéo de menace de mort visant LFI.

Condamnations

"Cette fois-ci vous commencez à comprendre que les violents passent à l'acte ? Je suis solidaire du Président", a réagi sur Twitter M. Mélenchon.

"J'exprime toute ma solidarité avec le président de la République", a poursuivi le député Insoumis Eric Coquerel, rappelant avoir "été agressé en 2018 par des gens qui disait 'Montjoie Saint-Denis', de l'Action française".

"Je considère ce genre de comportement comme inadmissible", et "profondément condamnable dans une démocratie", a pour sa part déclaré la dirigeante du Rassemblement national Marine Le Pen.

"Il est inadmissible de s'attaquer physiquement au président de la République, à des responsables politiques, mais plus encore au président qui est le Président", a insisté Mme Le Pen, en déplacement à Laxou (Meurthe-et-Moselle).

ATS
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