En voyage avec l'équipe de Suisse

La sélection de Murat Yakin est à Vilnius pour affronter la Lituanie mardi soir. Notre journaliste Marie Ceriani les suit sur place. Récit.

Quand on m'a demandé de suivre la Nati pour deux matchs des qualifications à la Coupe du monde 2022, j'ai tout de suite accepté. Une mission que les Radios régionales romandes m'ont confiée.

J'ai pour objectif de suivre les conférences de presse avant et après les rencontres et de préparer le contenu qui sera diffusé chaque jour dans les journaux des sports des différentes radios partenaires.

Avant la Lituanie, l'Irlande du Nord

Mon aventure a commencé samedi dernier à Genève. Le match entre la Suisse et l'Irlande du Nord démarre à 20h45, mais pour être certaine de trouver une place aux abords du Stade de la Praille, je pars tôt. Trop tôt. L'accès aux journalistes est encore fermé. 

Quand enfin les portes s'ouvrent, je découvre la salle de presse. Tout est déjà en place pour la venue du sélectionneur Murat Yakin après la partie. Les journalistes ont droit à quelques gourmandises. Sandwichs, gâteaux, thé et café leurs sont servis. Les biscuits aux amandes valent le détour.

20h45, coup d'envoi du match. Les journalistes sont installés tout en haut du Stade de Genève. On est loin pour disséquer les faits et gestes des joueurs de l'équipe de Suisse. D'ailleurs, personne n'a vu le hors-jeu sifflé contre Kevin Mbabu alors que Denis Zakaria pensait avoir ouvert la marque après 3 minutes. 

Il commence à faire froid, mais Steven Zuber va réchauffer l'ambiance en inscrivant le 1-0 juste avant la pause. De retour des vestiaires, la Suisse domine mais manque d'efficacité. C'est finalement Christian Fassnacht qui double la mise alors que la rencontre est sur le point de se terminer.

Personne ne s'attarde en tribune. Tout le monde prend l'ascenseur pour retrouver la chaleur de la salle de presse (et ses biscuits aux amandes). Après de longues minutes d'attente, Murat Yakin pointe enfin le bout de son nez. Le sélectionneur de l'équipe nationale répond aux questions avec le sourire, pendant que les journalistes griffonnent. Il restera une petite vingtaine de minutes avant de s'en aller. 

Pour moi, la soirée est loin d'être terminée. Il est minuit quand je reprends la route pour regagner Fribourg. Une fois chez moi, il me faut encore travailler. Je vais me coucher au milieu de la nuit, inquiète de ne pas me réveiller et de manquer mon avion.

La Lituanie, ça se mérite!

Il n'y a pas de vols directs entre la Suisse et la Lituanie. Nous passerons donc par Riga en Lettonie pour rejoindre Vilnius. Le périple commence dimanche à 9h15. Un confrère qui fait lui aussi le voyage vient me chercher à Fribourg. Nous faisons la route ensemble en parlant du match de la veille.

À l'aéroport de Zürich, on nous demande de présenter notre pass sanitaire, mais aussi des formulaires qui nous permettront d'accéder à la Lituanie. C'est beaucoup d'organisation pour un voyage si court. Un d'entre nous n'a pas pris ses précautions. Il n'arrive pas à télécharger le fameux QR qui lui permettra d'embarquer dans l'avion. Il y parvient finalement non sans avoir transpiré.

Arrivé en Lituanie, nous découvrons notre hôtel. Il est déjà 21h. Le temps de manger un petit quelque chose en compagne d'autres journalistes et de travailler, je vais me coucher à 1h du matin.

Découverte du vétuste LFF Stadium

Vilnius nous tend les bras. Sauf que moi, lundi matin, je suis restée dans ceux de Morphée. Je dors un peu plus longuement que prévu.

L'entraînement de l'équipe de Suisse n'a lieu qu'en fin d'après-midi. J'en profite pour découvrir la vieille ville de la capitale lituanienne avant de prendre le bus qui nous conduit au LFF Stadium. Quand - pour la toute première fois - les journalistes découvrent l'enceinte, un murmure et quelques rires se font entendre.

Le stade est petit. Il peut accueillir environ 5'000 personnes. En Lituanie, le football n'est pas roi. Mais ce qui a attiré notre attention, c'est l'état inquiétant du terrain synthétique. Même les joueurs de Young Boys qui sont présents avec l'équipe de Suisse et qui ont pour habitude de joueur sur une fausse pelouse auront besoin de temps pour trouver des repères.

C'est d'ailleurs la première question qui est posée à Murat Yakin lors de la conférence de presse qui suit notre arrivée au stade: "Muri, quelles sont tes impressions sur le synthétique?". Le sélectionneur botte en touche. Il ne veut probablement pas froisser ses hôtes, même si le sourire sur son visage trahit ses pensées.

Mardi, jour de match!

La journée est longue. Après le petit-déjeuner, je reste dans ma chambre d'hôtel pour travailler. Le bureau n'est pas très grand, mais j'ai tout ce qu'il me faut. À midi, je m'offre un repas typique de la Lituanie. Une pizza mangée sur le pouce. 

Au moment où j'écris ces lignes, je suis de retour dans ma chambre. De la pluie s'est mise à tomber. Je frissonne déjà. La partie entre la Lituanie et la Suisse ne débutera qu'à 21h45, heure locale. Il va faire froid, très froid. Heureusement, contrairement à plusieurs de mes confrères, j'ai pris un bonnet et une écharpe dans ma valise. On croise les doigts pour la Nati!

RadioFr. - Marie Ceriani