Bâtiment St-Victor: oui au rachat, non à la transformation

Le Conseil général de Châtel-St-Denis s'est réuni mercredi, avec au menu le Plan financier 2026-2030 ou le rachat d'un bâtiment historique.

Mercredi soir, le Conseil général de Châtel-St-Denis s'est réuni dans la salle du Tribunal de la Veveyse. © Google Maps

Ce mercredi, le Conseil général de Châtel-St-Denis s'est réuni avec plusieurs points importants à l'ordre du jour. La soirée a commencé avec la présentation du Plan financier 2026-2030 qui regroupe les principaux investissements envisagés pour les cinq prochaines années. Et les montants évoqués sont importants. Si la commune a investi, entre 2021 et 2025, quelques 50 millions de francs, c'est environ 100 millions qu'elle prévoit de mettre d'ici à 2030.

Parmi les projets évoqués, Châtel va se doter d'une nouvelle administration communale et améliorer différentes infrastructures, notamment en lien avec l'alimentation en eau. "La commission financière a pris acte de ce plan. Mais il est clair que, au vu des défis qui nous attendent, la dette de la commune va augmenter, puisque nous devrons avoir recours à l'emprunt pour réaliser les différents projets", averti le syndic Nicolas Genoud.

La barre des 9000 habitants a été franchie

Cette croissance des dépenses est à mettre en lien avec la croissance démographique de la commune, qui vient d'ailleurs de franchir le cap des 9000 habitants. Un petite cérémonie a même été organisée le 22 septembre en l'honneur de la 9000e habitante, une jeune fille de 12 ans nommée Kyara. Et la commune n'a pas fini de grandir. "Il a été évoqué durant la séance que la barre des 11'000 habitants devrait être franchie en 2030", précise le syndic.

Après cette présentation, les conseillers généraux ont très largement accepté l'acquisition du bâtiment St-Victor (l'ex-Institut St-François), pour un montant de 2,7 millions de francs. "Faute de relève, les sœurs voulaient s'en séparer et, pour nous, il était important de garder ce bâtiment historique, situé en plein centre-ville, entre les mains de la commune de Châtel", explique Nicolas Genoud. En revanche, le législatif a refusé le montant de 650'000 francs destiné à l'étude de la transformation du bâtiment, dans le but d'y installer des salles de classes. "Nous devrons donc nous replonger dans ce dossier pour voir ce qu'on voudra faire, plus tard, dans ce bâtiment", avance le syndic.

Un crédit-cadre pour les parcs et la mobilité douce

Enfin, de justesse (25 voix pour et 21 voix contre), le Conseil général a approuvé un crédit-cadre de 1,5 million pour les parcs et jardins, ainsi que le réseau de mobilité douce. "Ce crédit nous permettra d'effectuer différents travaux, par exemple pour lutter contre les îlots de chaleur. Mais le détails des projets doit encore être défini", conclut Nicols Genoud.

Frapp - Xavier Fernandez
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