Débat urgent au National sur la canicule
Après l'été caniculaire, les questions des parlementaires, tous partis confondus, ont fusé mercredi à l'adresse du Conseil fédéral.

"L'été 2026 est un signal d'alerte", selon Jürg Grossen (PVL/BE). Rivières asséchées, forêts brunies, bétail nourri au fourrage d'hiver, désalpes précoces, surmortalité chez les seniors: "La canicule n'a pas seulement été désagréable, elle représente un risque sanitaire", a déclaré Franziska Ryser (Vert-e-s/SG) lors du débat urgent consacré à la canicule au National.
Les socialistes ont critiqué la nonchalance du chef du Département fédéral de l'Environnement (DETEC) qui n'a pas assez pris au sérieux la crise climatique. Le PVL et le Centre ont exigé des mesures concrètes pour renforcer le stockage de l'eau des glaciers et pour améliorer la résilience des sols et des forêts.
Face à cette pluie de critiques, Albert Rösti a admis les défis posés par cet été caniculaire. "Nous les prenons au sérieux", a-t-il déclaré devant les élus. Mais le Conseil fédéral n'a pas attendu cet été pour agir. Les initiatives déjà prises ou en cours d'élaboration répondent globalement aux questions soulevées dans ce débat, selon le chef du DETEC.


