Ensemble plus forts!: inquiétudes sur le sort des migrants

Ce jeudi, le collectif Ensemble plus forts! a dressé le bilan de son action et alerté sur des difficultés persistantes concernant l'asile.

Le collectif Ensemble plus forts! déplore, entre autres, un manque de suivi médical pour les requérants d'asile. © Envato

Les principales associations fribourgeoises engagées auprès des personnes relevant de l’asile et de la migration se sont réunies, en 2020, sous une étiquette commune: le collectif Ensemble plus forts! Et, depuis, elles ont mené différentes actions. En marge des rencontres annuelles avec la sphère politique cantonale, le collectif a notamment réclamé des améliorations dans les foyers d'accueil, la régularisation des requérants déboutés mais présents depuis longtemps dans le canton, une généralisation du droit au travail et des programmes d'occupation pour les requérants ou encore un soutien financier régulier pour les associations de bénévoles. La plupart de ces demandes demeurent d'actualité.

Ce jeudi, toutefois, Ensemble plus forts! a décidé de tirer la sonnette d'alarme sur trois thèmes en particulier. Tout d'abord, la scolarisation. "Les heures d'école proposées à certains enfants migrants restent largement inférieures à celles du calendrier scolaire standard", déplore le collectif. Selon ce dernier, leur parcours scolaire dépend souvent de problèmes logistiques et familiaux, plutôt que des besoins des enfants, "ce qui aboutit à des trajectoires discontinues, incohérentes et marquées par des ruptures".

Accès aux soins insuffisant

Deuxième thème abordé: l'accès aux soins. Dans le domaine de l'asile, celui-ci repose largement sur des équipes infirmières, sans supervision d'un médecin de référence. Sans remettre en cause le travail des infirmières, le collectif déplore ainsi un manque de suivi médical. "S’ensuit une discontinuité des soins qui tend à fragiliser la prise en charge et peut, à terme, engendrer des coûts sociaux, médicaux et financiers importants, les urgences demeurant, trop souvent, la seule voie d’accès autonome à un médecin", estime le collectif.

Enfin, le troisième sujet concerne l'hébergement et l'encadrement des mineurs non accompagnés. Malgré l'engagement du personnel sur le terrain, les structures sont globalement "à bout de souffle", selon le collectif. Ce dernier ajoute que: "Leur dotation en personnel reste largement inférieure à celle des foyers éducatifs habituels, ce qui réduit sensiblement les possibilités d’accompagnement et pose également des questions de sécurité."

Frapp - Xavier Fernandez
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