La magie de Poudlard s'invite à Fribourg Centre

L'orchestre Horizons donne un concert à l'occasion des 25 ans de la sortie au cinéma du premier film de la saga Harry Potter.

Les musiciens de l'Orchestre Horizons interprètent les musiques des films Harry Potter ce weekend à Fribourg. © La Télé

Il y a vingt-cinq ans, Harry Potter débarquait dans les salles de cinéma. Cette adaptation sur grand écran des romans de J.K. Rowling a immédiatement été auréolée d'un immense succès populaire. Pour célébrer ce quart de siècle, l'orchestre fribourgeois Horizons Orchestra organise un concert pour redonner vie aux musiques emblématiques des premiers films. Intitulé La magie de Poudlard, le concert aura lieu samedi à 20h30 et dimanche à 10h30, au cinéma Aréna à Fribourg Centre.

Pour en parler, les codirecteurs et fondateurs de l'orchestre sont passés mercredi sur le plateau de La Télé. Interview.

La Télé: Un concert sur Harry Potter. Était-ce une évidence pour vous?

Camille Quinton: À l'époque de la sortie du premier film, j'avais 11 ans. Et, en sortant du cinéma, j'avais des étoiles plein les yeux. Par la suite, faisant partie d'un orchestre de jeunes, rien qu'en jouant ces musiques, ça me faisait des frissons à chaque fois. Alors oui, on ne pouvait pas passer à côté. 

Andreas Font: En effet, ça nous tenait à cœur. Entre les 25 ans du film et la sortie de la série à la fin de l'année, il fallait absolument qu'on fête cet événement. Et, avec notre orchestre de dix musiciens, on avait déjà revisité les arrangements, tout en restant assez fidèles aux musiques originales. Que le public se rassure, il reconnaîtra exactement les musiques des trois premiers films. De plus, il y aura aussi une mise en scène avec une magicienne et d'autres surprises. Ça va être grandiose. 

La pop culture, vous l'explorez dans tous les sens. On peut dire ça comme ça?

Camille: L'avantage quand on crée son orchestre, c'est qu'on peut faire tout ce qu'on veut. Il y a des petites limites, notamment financières. Mais on est les boss. Donc finalement, on peut choisir ce qu'on veut faire. Moi, j'ai beaucoup regardé de séries et de films. Et je suis aussi très fan du Japon et des animés. On est donc partis sur de la pop culture, parce que c'est de la musique qui parle aux gens. Elle réveille des sensations et des souvenirs émotionnels. Et puis après, ce qui est chouette avec un orchestre comme ça, c'est de pouvoir sortir des cases. Donc, on fait de la pop culture, mais dans toute sa diversité. Ce n'est pas juste des séries, films et dessins animés. Il y a aussi de la création, des partenariats et la participation d'autres médias. 

Votre but est-il de dynamiser la musique classique, voire la dépoussiérer? 

Andreas: Oui. Nous venons de milieux non musiciens. Nos parents n'étaient pas du tout musiciens. Et c'est grâce à ces musiques de films, des musiques finalement plus proches du public, qu'on est devenus musiciens. Il nous tenait donc à cœur de remplir les salles de concert classiques et, du coup, sortir aussi de ces cadres normés de la musique classique.

Interview complète ici:

La Télé - Gaël Longchamp
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