Les fans fribourgeois de hockey sur glace se souviendront longtemps du 30 avril 2026 (date du titre). Certains d'entre eux se souviendront peut-être aussi du moins agréable 31 mai 2026, date choisie par la Finlande pour battre l'équipe de Suisse en finale de son championnat du monde (1-0 après prolongation).
Un drôle de clin d'œil du calendrier a choisi de remettre ces deux mêmes équipes face à face, un peu plus de 5 mois plus tard, pour le début de l'Euro Hockey Tour. À cette occasion, plusieurs Fribourgeois se retrouvent face à face sur la feuille de match.
4 Fribourgeois sur une petite patinoire
Côté helvétique, quatre joueurs de Fribourg-Gottéron devraient griffer l'étroite glace (dimensions nord-américaines) de la Veikkaus Arena. Le rétrécissement de l'arène du Jokerit Helsinki est dû à des duels NHL prévus la semaine qui suit entre les Carolina Hurricanes et le Seattle Kraken en Finlande.
Le sélectionneur Jan Cadieux a fait appel à deux jeunes Dragons pour vivre leur toute première expérience internationale chez les adultes: le défenseur de 23 ans Maximilian Streule et l'attaquant Jamiro Reber (qui vient tout juste d'avoir vingt ans).
Les deux néophytes retrouveront leurs coéquipiers habituels de la BCF Arena: Christoph Bertschy et le gardien Ludovic Waeber, qui endossera le rôle de doublure du gardien davosien Sandro Aeschlimann. Sandro Schmid, pas sélectionné, retrouvera sauf cataclysme l'équipe de Suisse plus tard dans la saison (Jan Cadieux teste actuellement de nouveaux joueurs sous ses ordres, certains cadres sont laissés au repos).
Henrik Borgström face aux Dragons
Côté finlandais, Henrik Borgström a été sélectionné par le coach Antti Pennanen. Le numéro 21 du HC Fribourg-Gottéron, non retenu lors du Championnat du monde à Fribourg, tentera donc de prolonger quelque peu le mauvais rêve de Jan Cadieux et sa troupe.
Dans un entretien à l'ATS, l'ex-entraîneur de Genève-Servette a d'ailleurs confié avoir mal vécu cette finale perdue: "J'étais comme dans un tunnel et après cette fin frustrante, je n'ai pas réussi à passer rapidement à autre chose". Il dit n'avoir jamais été dans un tel creux émotionnel de sa vie que pendant les deux premières semaines après le Mondial. "Il a fallu très longtemps avant que je ne sois satisfait."





