Ce lundi matin, les traces de la nuit d'Halloween étaient encore visibles à Beaumont: une porte vitrée remplacée par un panneau de bois témoignait du cambriolage survenu quelques heures plus tôt. Pour le président de l'association de quartier, François Miche, l'événement reste malgré tout à relativiser.
"C'est une petite catastrophe, mais 99% des fois, il y a des choses positives. On les oublie et une fois, il arrive quelque chose de négatif et ça marque les gens", déclare-t-il, refusant de laisser "un ou deux bracaillons" ternir l'image du quartier.
Des préoccupations qui ne datent pas d'Halloween
Les inquiétudes ne sont pourtant pas nouvelles. En mai dernier, François Miche avait déjà interpellé les autorités au sujet des agissements d'un groupe de jeunes dans le secteur. La police, qui poursuit ses investigations, précise qu'aucun lien ne peut actuellement être établi entre les incidents d'Halloween et les dégradations signalées ces derniers mois. Elle assure maintenir son travail de proximité et n'exclut pas de renforcer ses moyens si la situation le nécessite.
Pour le président de l'association, la solution passe aussi par davantage de rencontres entre habitants. L'ouverture, ce lundi, d'une maison de quartier représente à ses yeux une avancée importante. "Un quartier, c'est comme une grande famille", résume-t-il, soulignant que "apprendre à vivre ensemble" est devenu selon lui "le besoin numéro un".
Des incidents au-delà de Beaumont
Les dégradations de la nuit d'Halloween ne se sont pas limitées au quartier. Dans le reste du canton, quatre bus des Transports publics fribourgeois ont été visés par des jets de pierres ou des pétards, contraignant au retrait de deux véhicules du service. Les TPF ont déposé une plainte pénale à la suite de ces faits.


