Belluard Bollwerk: deux danseurs bloqués par les visas
Le Belluard Bollwerk a lancé jeudi sa nouvelle édition à Fribourg. Deux danseurs mozambicains n'ont pas obtenu leur visa pour rejoindre la Suisse.

Le festival Belluard Bollwerk a ouvert ses portes jeudi à Fribourg, avec une programmation riche d'une trentaine de projets mêlant performances, danse, arts plastiques, cinéma, musique, installations et lectures. Mais l'événement se déroulera sans deux danseurs en raison d'un problème administratif.
Deux des trois danseurs mozambicains de GAYisa, une performance programmée les 2 et 3 juillet à Fri-Son, se sont vu refuser leur visa d'entrée en Suisse.
"C'est une situation très frustrante et très triste", confie Elisa Liepsch, directrice du Belluard Bollwerk. Cela fait près de deux ans qu'elle est en contact avec ces artistes.
"On devient presque un bureau des visas"
Au-delà de ce cas particulier, cette situation met en lumière une difficulté récurrente pour les festivals internationaux: faire venir des artistes originaires de certains pays relève parfois du parcours du combattant.
Pour obtenir un visa, les organisateurs doivent réunir une importante quantité de documents, parmi lesquels des lettres d'invitation, des réservations d'hôtel, des billets d'avion ou encore des justificatifs administratifs.
"On devient presque un bureau des visas", glisse Elisa Liepsch.
Contactés, le Canton de Fribourg et le Secrétariat d'État aux migrations ont tous deux renvoyé les questions vers l'ambassade de Suisse au Mozambique.
Une création adaptée, mais maintenue
Le spectacle aura néanmoins bien lieu. Les équipes artistiques ont décidé d'adapter la performance afin de maintenir les représentations prévues à Fri-Son.
Au lieu des trois danseurs initialement prévus, un seul montera sur scène. Il sera accompagné de musiciens, d'une DJ et de projections vidéo.
La performance raconte l'histoire des travailleurs mozambicains partis dans les mines d'or d'Afrique du Sud à la fin du XIXᵉ siècle et au début du XXᵉ siècle.


