La Streif de Kitzbühel, les pistes américaines et les Mondiaux de Crans-Montana: l'hiver s'annonce chargé pour Alexis Monney. Après plusieurs mois de préparation, le skieur fribourgeois s'apprête à retrouver la compétition en Coupe du monde. Une saison qu'il aborde avec envie, malgré quelques regrets liés à ses derniers grands rendez-vous.
Le spécialiste de la descente et du super-G revient sur ses dernières performances, sa préparation estivale et ses ambitions pour les prochains mois. Il évoque aussi son rêve ultime de carrière.
L'interview d'Alexis Monney
La Télé: La préparation estivale est derrière vous. Comment vous sentez-vous à quelques semaines de la reprise?
Alexis Monney: La préparation s'est bien passée. Je suis content de ce que j'ai fait sur les skis, mais aussi sur le plan physique. J'avais été blessé au poignet à la fin de la saison dernière, mais il va très bien maintenant. J'ai quasiment retrouvé toute ma mobilité et mes capacités physiques. Ça n'a pratiquement pas impacté ma préparation estivale.
Si l'on revient sur votre dernière saison, quel bilan en tirez-vous?
Si on regarde les résultats, elle était un peu moins bonne que la précédente, c'est sûr. Mais avec du recul, ça reste une bonne saison. J'ai terminé dans le top 10 des deux disciplines dans lesquelles je cours. Je pense même que je n'avais jamais skié aussi bien et aussi vite qu'au début de cette saison. Malheureusement, quelques petites erreurs m'ont coûté du temps et de bons résultats. Je suis quand même content de ce que j'ai réalisé et de la manière dont j'ai réagi.
Vous avez également vécu des Jeux olympiques avec une cinquième place en descente et une dixième en super-G. Avec du recul, avez-vous digéré cette déception?
C'est probablement le seul rendez-vous de la saison qui me laisse un goût amer. C'est une piste que j'apprécie particulièrement et j'aime skier là-bas. Les Jeux olympiques, c'est une course d'un jour, où tout peut arriver. C'est dommage parce qu'il y avait vraiment quelque chose à faire. Malheureusement, ça ne s'est pas passé comme prévu. J'ai beaucoup appris de cette expérience et de la saison en général.
Des Championnats du monde à la maison, ça n'arrive quasiment qu'une fois tous les dix ans.
La saison va débuter aux États-Unis, à Copper Mountain, avant Beaver Creek. Que représente cette tournée américaine?
C'est surtout l'occasion de retrouver le rythme de la compétition. Pendant quatre, cinq, voire six mois, on enchaîne les entraînements et la préparation physique. On se retrouve à Copper Mountain avec quasiment toutes les nations pour s'entraîner. Les pistes permettent de se rapprocher des conditions de la Coupe du monde et d'élever notre niveau après les entraînements estivaux. Ça nous permet de lancer la saison et de nous mettre dans le bain.
Les Championnats du monde de Crans-Montana seront l'un des grands rendez-vous de l'hiver. Qu'est-ce que cela représente de courir à domicile?
C'est assez particulier. J'espère être au départ. Avec l'équipe que nous avons, ce n'est pas encore certain, même si je pense que ça devrait aller. Ce sera un gros événement pour les skieurs suisses. Des Championnats du monde à la maison, ça n'arrive quasiment qu'une fois tous les dix ans, voire davantage. Si j'ai la chance d'y participer, je vais vraiment en profiter et me donner à fond.
Pour terminer, quel est votre rêve ultime cette saison?
Que ce soit cette saison ou au cours de ma carrière, mon rêve ultime, c'est de gagner Kitzbühel.
L'interview complète d'Alexis Monney pour La Télé:




