Appelez-le Anthony "Rocket" Richard

De par sa vitesse et sa réussite, le nouvel étranger de Fribourg-Gottéron est en train de se mettre en évidence.

Anthony Richard porte le numéro 29 avec Gottéron. © KEYSTONE

Depuis qu'Anthony Richard a rejoint Fribourg il y a un peu plus d'un mois, tous ceux qui ont pu l'observer sont d'accord: ce joueur-là est rapide, très rapide. Et le Québécois de 29 ans ne patine pas dans le vide. Cette semaine, l'attaquant a aussi débloqué son compteur avec Gottéron. En Ligue des Champions, contre Graz et Klagenfurt, il a mis deux buts.

Anthony Richard a été engagé pour Lucas Wallmark, parti juste après avoir offert le titre à tout un canton, mais ce n'est pas le Suédois qu'il sera appelé à faire oublier. Par son style de jeu, le Canadien rappelle plutôt Attilio Biasca, qui a tenté sa chance en Amérique du Nord. D'ailleurs, comme le potentiel futur joueur des Boston Bruins, l'ailier devrait jouer avec Henrik Borgström et Christoph Bertschy cette saison.

Et il s'en réjouit: "Attilio s'entraînait avec nous avant de partir pour Boston. C'est vrai qu'on se ressemble beaucoup. Je suis excité de prendre sa place aux côtés de Christoph, qui fait partie des meilleurs joueurs suisses depuis longtemps, et de Henrik. C'était l'un des meilleurs de la ligue l'année passée. Il est très constant, il prend beaucoup de place au centre pour moi, un petit joueur rapide, c'est une combinaison idéale". 

Scouté depuis plusieurs mois par Gottéron

La venue d'Anthony Richard à Fribourg n'a rien d'un hasard. Il est convaincu de correspondre à ce que Gerd Zenhäusern et Roger Rönnberg recherchait: "je crois que Gerd et Roger m'ont recruté pour ma vitesse. Ma relance est rapide. Je veux toujours contre-attaquer rapidement. Une autre de mes qualités? Récupérer les pucks. C'était d'ailleurs l'une des forces de Gottéron la saison passée". 

Le Canadien aurait même pu débarquer plus tôt. L'hiver dernier, il a participé à la Coupe Spengler avec le Team-Canada, sa première expérience en Europe. C'est là qu'il a tapé dans l'oeil de Gerd Zenhäusern. Le directeur sportif aurait aimé faire venir Anthony Richard pour les playoffs, mais le timing n'est pas bon: "j'étais lié au Lehigh Valley Phantoms en AHL et aux Philadelphia Flyers en NHL. Je suis quelqu'un de loyal. J'avais des amis là-bas. Je voulais rester et qu'on se qualifie pour les playoffs".

Avec le sourire, Anthony Richard admet tout de même avoir eu quelques regrets en voyant les Dragons remporter le titre: "si j'étais venu plus tôt, j'aurais peut-être pu avoir le titre. Ca fait un peu mal d'avoir raté ça". 

Avec sa femme et ses enfants

Anthony Richard semble s'être déjà attaché Gottéron, mais c'est Fribourg aussi qui lui plait. Il est venu en Suisse avec son épouse, son fils de 4 ans et sa fille de 2 mois. "On s'adapte bien. On a un super appartement et une super voiture. Les Québécois et les Suisses se ressemblent. Ce n'est pas un gros choc culturel pour nous. Quand ma femme a appris qu'on parle français à Fribourg, ses yeux se sont agrandis. Elle était partante à 100%". 

RadioFr. - Marie Ceriani
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