"Ce serait une bonne chose d'affronter Fribourg en playoffs"
Le défenseur du LHC, Aurélien Marti, se confie sur son rôle, sa saison, les Dragons et les playoffs avant le match contre Fribourg.

RadioFR: Il manque une victoire à Lausanne pour valider son ticket pour les playoffs. Est-ce que vous êtes confiants?
Aurélien Marty: Je pense qu’on a montré un bon visage ces derniers matchs contre des équipes qui étaient au-dessus de nous. Notre objectif, c'est de finir dans le top 6 et il nous manque encore ce point ou cette victoire. C’est clair qu’on est confiants par rapport à la façon dont on joue. On n’a pas toujours réalisé des matchs complets, mais on sait que si on arrive à jouer un match plein et notre jeu, on a de bonnes chances d’aller chercher cette dernière victoire qui nous manque.
Même s’il reste très peu de matchs, il n’y a pas trop de pression pour aller chercher ces points?
On sait comment le championnat se déroule depuis quelques années: ça se joue souvent jusqu’au dernier match, à moins de finir dans le top 2 ou 3. On l’a déjà vécu par le passé. On doit encore engranger ces quelques points pour se mettre à l’abri dans ce top 6. Il y a donc un peu de pression supplémentaire, mais je pense que c’est aussi un bon challenge pour l’équipe.
Samedi, vous affrontez Fribourg, pour qui il n'y a plus d’enjeu au niveau du classement. Est-ce que cela change quelque chose dans l’approche ou la préparation du match ?
Non, on ne regarde pas trop la situation des autres équipes. On veut surtout montrer un bon visage sur ces derniers matchs. On sait que ces équipes pourraient être des adversaires plus tard, selon le déroulement des playoffs, si on arrive à accrocher la qualification. Donc on veut simplement venir à Fribourg, jouer notre match pendant 60 minutes et aller chercher la victoire.
Vous avez aussi porté le maillot des Dragons il y a quelques années. Est-ce que c’est spécial de revenir à Fribourg?
Depuis que je suis à Lausanne, il y a toujours cette rivalité, notamment avec les derbies. C’est vrai que j’ai joué une saison là-bas et que j’en garde de bons souvenirs. Mais quand tu affrontes une équipe dans laquelle tu as joué, même si l’effectif a changé, tu as toujours envie de montrer un bon visage. Ça motive de revenir là-bas, de faire un bon match et de montrer qu’on est un adversaire solide.
Quelle sera la clé pour battre Fribourg?
C’est une équipe qui n’a pas besoin de beaucoup d’occasions pour marquer. Elle est patiente et essaie de capitaliser sur les erreurs adverses. À nous donc de jouer notre match, d’être structurés, d’amener du trafic devant leur cage, de tirer au but et d’être agressifs. Il faudra aussi mettre de la pression sur leurs sorties de zone pour récupérer des pucks et créer du danger.
Sur un plan plus personnel, vous réalisez une très bonne saison, peut-être votre meilleure en National League avec 11 points. Comment vous sentez-vous cette année ?
Peut-être que c’est ma meilleure saison statistiquement, mais je ne sais pas si j’ai forcément joué mon meilleur hockey toute l’année. Je me sens bien. Chaque année, j’essaie de prendre davantage un rôle de leader. C’est déjà ma sixième saison à Lausanne depuis mon retour. Le nouveau staff m’a donné un rôle dans lequel je me sens à l’aise.
Je suis un joueur qui essaie toujours de donner le maximum, qu’on gagne ou qu’on perde. Et j’essaie de progresser pendant la saison pour être à mon meilleur niveau en playoffs. C’est un hockey qui me correspond bien, surtout avec mon jeu physique. On est aussi une équipe assez jeune, donc c’est un défi intéressant pour moi d’aider les jeunes joueurs, quand je ne joue pas avec un étranger ou un joueur expérimenté derrière.
Je suis satisfait de ma saison jusqu’à maintenant et je me sens bien actuellement. J’espère que ça va continuer pour pouvoir aider l’équipe au maximum, même si mon rôle n’est pas forcément de marquer des points. Mais c’est toujours gratifiant d’avoir quelques assists ou quelques buts.
La saison passée, Lausanne était finaliste. Cette année, vous luttez encore pour les playoffs en fin de saison régulière. Comment expliquez-vous cette différence?
C’est difficile à expliquer. Il y a aussi des équipes qui se sont renforcées. Ce n’est pas parce que tu fais deux finales de suite que tu vas jouer la finale chaque année pendant dix ans. L’an dernier, on a fini premiers et peut-être qu'il y avait beaucoup de pression pour gagner. On est allés jusqu’en finale mais on n’a malheureusement pas réussi à franchir la dernière marche. Cette année, si on arrive en playoffs avec un rôle d’outsider, ça peut aussi être positif pour nous. On pourrait aborder ces playoffs différemment, peut-être avec un peu moins de pression.
On a aussi acquis pas mal d’expérience ces dernières années, surtout en playoffs. Quand tu joues plusieurs séries au meilleur des sept matchs, ça crée une expérience et ça te renforce. On a souvent montré qu’on ne lâchait jamais, même quand on était menés. C'est une mentalité qu'on va avoir. Maintenant, il faut se concentrer sur les deux derniers matchs de la saison régulière, et ensuite on verra ce qui se passe par la suite.
Dernière question: retrouver Fribourg à un moment donné en playoffs serait une bonne ou une mauvaise chose pour Lausanne?
Bonne, pour nous, vu que ça s’est bien passé pour nous lors des deux dernières saisons en playoffs. Si tu arrives, une troisième année consécutive, face à une équipe contre qui tu as gagné deux fois, dont une fois après avoir été menés 3 à 1, mentalement tu as peut-être un petit avantage. Mais chaque année est différente. Ce sont simplement des expériences sur lesquelles on peut s’appuyer si la série devient compliquée.
Fribourg reste une bonne équipe qui fait un bon championnat jusqu'à maintenant. Si on les retrouve en playoffs, ce sera une nouvelle bataille qu’on voudra gagner. Ce sont des séries intéressantes et c'est pour ça qu'on joue!


