Boom des prix du chocolat suisse

En 2025, les ventes de chocolat suisse ont reculé, mais le chiffre d’affaires a augmenté. En cause: la hausse du coût des matières premières.

Dimitri Grava a ouvert son magasin "Hors du Temps" en Basse-ville de Fribourg, il y a quelques semaines. © La Télé

Vous avez peut-être bien profité du chocolat pendant ce week-end de Pâques... ou au contraire vous avez plutôt choisi de lever le pied. Notamment à cause des prix. En 2025, les ventes de chocolat suisse ont reculé, mais le chiffre d'affaires, lui, a augmenté. La flambée des prix des matières premières met sous pression artisans et consommateurs.

Quelques semaines avant Pâques, le chocolatier Dimitri Grava s'est installé en Basse-ville de Fribourg. Il a repris le commerce anciennement "Fleur de Cacao" pour en faire son repaire, rebaptisé "Hors du temps." Le passionné a débuté sur les chapeaux de roues avec la création de près de 2000 lapins et œufs en chocolat.

Après plusieurs années dans la pâtisserie et le chocolat, le passionné se lance enfin à son compte. Mais face aux grandes surfaces, la concurrence est rude. Une tablette de 100 grammes coûte entre 3 et 5 francs en magasin et chez un artisan, c'est souvent le double. Alors Dimitri Grava mise sur la qualité et la valeur ajoutée.

La grande distribution moins touchée

Selon la fédération des producteurs suisses de chocolat, les ventes ont reculé en 2025, en Suisse comme à l’étranger. Mais les recettes ont augmenté, à cause de la hausse du prix des matières premières. Le chocolatier Dimitri Grava est encore peu touché, comme il vient de débuter, mais cela ne devrait pas tarder. De nombreux autres chocolatiers fribourgeois disent subir ces augmentations. Du côté des grandes surfaces, on dit répercuter directement ces hausses sur les prix.

"Nous sommes pour l’instant très satisfaits de nos ventes de lapins de Pâques", écrit Tristan Cerf, porte-parole pour Migros. "Ceci s’explique par le fait que nos prix sont dans l’ensemble restés stables par rapport à l’année dernière – ce qui n’est ni le cas de tous nos concurrents, ni celui de plusieurs autres marques. (…) Notre assortiment est particulièrement attractif dans son rapport qualité et prix."

À noter que dans la grande distribution, la production des lapins de Pâques se fait en automne. Les fèves sont donc achetées bien en avance. Les prix en rayon aujourd'hui reflètent donc les coûts des matières premières d'il y a environ une année.

La Télé - Mathilde Morel
...