Cinq Fribourgeois partent à la conquête du Kilchberg

Trois Gruériens, un Lacois et un Broyard participent à la mythique fête du Kilchberg, samedi. L'un d'eux se confie.

Johann Borcard (dessus) face à David Schmid lors de la Fête de lutte de Suisse du Nord-Ouest (archive). © KEYSTONE

C’est une date que tous les lutteurs ont entourée sur leur calendrier. Samedi 5 septembre aura lieu la mythique fête du Kilchberg, dans le canton de Zurich. Une fête qui n’a lieu que tous les six ans et qui réunit les 61 meilleurs lutteurs du pays. Côté romand, les cinq lutteurs envoyés au Kilchberg sont fribourgeois.

Il s’agit de Romain Collaud, Lario Kramer, Johann Borcard, Laurent et Paul Tornare. Benjamin Gapany est lui blessé, il sera présent sur place, mais comme coach. Pour le doyen de cette sélection, Johann Borcard, cette édition du Kilchberg aura un goût de revanche.

Quatre passes à oublier

"En 2021 (la fête avait été reportée en raison de la pandémie), j'avais vécu une mauvaise expérience. J’avais déjà fait une belle saison, j’avais été sélectionné, mais le jour J, je suis complètement passé à côté de ma fête", explique le Gruérien de 32 ans. Après quatre passes perdues, sa fête avait pris fin.

Victime d’une blessure au genou, Johann Borcard est aujourd’hui revenu à son meilleur niveau. Cette saison, il a notamment remporté deux couronnes hors des frontières romandes.

J’aime beaucoup passer du temps avec mon petit garçon. Je prends donc moins de temps pour m’entraîner. Et puis, avec les années, on apprend aussi à mieux se connaître.

Des performances de choix qui s’expliquent par une bonne rééducation, mais aussi par quelques changements dans son approche. En 2023, un heureux événement est aussi venu chambouler sa vie. "Ça change forcément un peu la programmation et l’organisation. J’aime beaucoup passer du temps avec mon petit garçon. Je prends donc moins de temps pour m’entraîner. Et puis, avec les années, on apprend aussi à mieux se connaître."

Objectif: montrer le meilleur de soi-même

En se qualifiant pour le Kilchberg, Johann Borcard a réalisé l’un de ses objectifs, mais il ne compte pas s’arrêter là. "Y aller est une chose, mais je trouve que ça ne vaut pas la peine d’y aller pour faire quatre passes perdues, comme cela peut arriver. Mon objectif est vraiment d’aller là-bas et de montrer le meilleur de moi-même."

Pour bien figurer au Kilchberg, la marge d’erreur est infime au vu du niveau des participants. "Il n’y a pas de passes plus faibles", explique Johann Borcard, qui précise que la pression est différente de celle d’une fête fédérale. "Contrairement à une fête fédérale, il n’y a pas de couronne à aller chercher. Il faut simplement gagner un maximum de passes et faire les comptes à la fin." A noter, qu'aucun Fribourgeois n’a jamais remporté la fête du Kilchberg.

RadioFr. - Léo Martinetti
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