Canicule en Suisse, cap sur la Sarine à Fribourg
Ce week-end a enregistré les températures les plus chaudes du mois de juin. Au bord de la Sarine, vous nous avez raconté comment vous vivez la canicule.

Dimanche à la mi-journée, les places à l'ombre au bord de la Sarine sont déjà bien occupées, les serviettes se succèdent le long des galets et les glacières sont de sortie. Des familles installées sous parasols côtoient des groupes d'amis venus passer quelques heures les pieds dans l'eau. Les baignades s'enchaînent, pendant que d'autres préfèrent simplement profiter de la fraîcheur de la rivière.
Face aux fortes chaleurs, chacun a trouvé sa méthode. Nicole, Marie et Julie appliquent la même routine: ouvrir les fenêtres la nuit, tout fermer dès le matin et "vivre au ralenti". Pour Alexia, cela passe aussi par des stores fermés en permanence et "plusieurs douches froides par jour". Thibault, lui, résume la situation avec humour: "Je crois qu'il n'y a pas grand-chose à faire à part boire de l'eau... et manger des glaces." Tous s'accordent cependant sur un point: dès que possible, direction l'eau.
Quand la chaleur change les habitudes du quotidien
La canicule modifie aussi notre quotidien. Certains décalent leurs horaires pour éviter les heures les plus chaudes, comme Thibault, qui commence sa journée de travail plus tôt et mange désormais presque exclusivement des repas froids. Alexia a, elle, abandonné ses trajets à pied pour prendre le bus et profiter de la climatisation. Nicole, aujourd'hui à la retraite, préfère attendre la soirée pour sortir, tandis que Julie, enseignante, rappelle l'importance de prendre des nouvelles des personnes les plus vulnérables.
Pour Damiano, venu découvrir la Sarine il y a seulement quelques jours, le programme idéal d'une journée caniculaire tient en quelques mots: "Un pique-nique, un peu de fruits, de l'eau fraîche et profiter du soleil." S'il connaît encore peu les lieux de baignade du canton, il assure avoir trouvé le long de la Sarine un endroit où passer "de bons moments". Une impression partagée par la plupart des personnes rencontrées au bord de la rivière. Pour certains, la Sarine est une habitude estivale. Pour d'autres, comme Thibault, elle est devenue "le dernier espoir" pour échapper à la chaleur de leur appartement.


