Crans-Montana: plainte déposée par l'OCVS
L'Organisation cantonale valaisanne de secours (OCVS) a porté plainte contre inconnu en marge de la procédure liée au drame de Crans-Montana (VS). En cause, des documents internes qui ont été relayés de manière non autorisée.

Selon la SonntagsZeitung qui révèle l'affaire, la plainte pénale vise des avocats, le Ministère public et des enquêteurs pour violation du secret professionnel, du secret de fonction et de la loi sur la protection des données.
L'OCVS et la procureure générale Beatrice Pilloud ont confirmé dimanche à Keystone-ATS la procédure, sans donner dans l'immédiat davantage d'indications sur la teneur.
L'organisation "ne fera aucun commentaire supplémentaire" tant que celle-ci est en cours. Et elle collabore avec le Ministère public qui est saisi. La plainte n'est dirigée contre aucun auteur en particulier, a précisé une source proche du dossier.
Le journal alémanique ajoute que l'OCVS déplore l'absence de tri dans les fichiers audio des appels d'urgence au 144 de la nuit du 31 décembre au 1er janvier qui ont été remis à des avocats de victimes. Conséquence, des données médicales n'ayant aucun lien avec le drame se sont retrouvées entre les mains de ces personnes. Pire encore, des fichiers ont ensuite été publiés sur des portails d'information en français puis dans toute la Suisse.
Au total, 41 personnes sont décédées le 1er janvier dernier tôt au moment de l'incendie du bar ou à la suite de blessures subies. Plus d'une centaine d'autres ont été blessées.
Auditions prévues
Cette nouvelle procédure a été révélée alors que doivent reprendre prochainement les auditions dans le volet principal de l'affaire. Celle du co-propriétaire du bar Le Constellation, Jacques Moretti, prévue mardi, a été reportée. Selon le Corriere del Ticino, des certificats médicaux ont été présentés.
Jacques Moretti aurait dû être entendu pour la troisième fois en qualité de prévenu. D'autres inculpés, notamment le président de la commune de Crans-Montana Nicolas Féraud, devront faire face ces deux prochaines semaines aux procureurs.
Tous doivent répondre d'homicide par négligence, lésions corporelles par négligence et incendie par négligence. Ils sont présumés innocents jusqu'à l'entrée en force d'un jugement de condamnation dans cette affaire.


