Affaire des curatelles: Marly stoppée par la Préfecture
Le Conseil communal doit mettre sur pause toutes ses démarches en vue de la création de son propre service de curatelles.

Les autorités de Marly ont démarré au quart de tour, après la décision du Conseil général, fin mai, de créer un service de curatelles interne à la commune. Mais celle-ci devra encore patienter un peu. La Préfecture vient de lui ordonner de freiner la mise en route de son projet.
Comme nous vous le révélions vendredi, deux conseillers généraux de Marly ont fait recours pour demander de revoter sur la création de ce service.
La raison: lorsqu'ils ont pris cette décision fin mai, ils ignoraient que le service coûterait 626'000 francs de plus que prévu, une somme à rembourser à la Caisse de prévoyance de l'Etat de Fribourg.
Nouveau service mis en veille
La Préfecture ne s'est pas encore prononcée sur le recours des deux conseillers généraux. Mais en attendant, elle prend déjà des mesures superprovisionnelles et interdit donc aux autorités de Marly d'agir "tant en ce qui concerne la dissolution ou la sortie de la commune du SOCHS (Service officiel des curatelles de la Haute-Sarine) qu'en ce qui concerne la création d'un secteur des curatelles interne à l'administration communale".
Selon nos informations, la commune a déjà engagé 2,7 EPT pour l'éventuelle reprise de ses dossiers: deux curatrices et deux collaboratrices administratives, qui prennent leurs fonctions entre le 1er juin et le 1er septembre.
Concernant le vote, la syndique de Marly nous avait déjà indiqué qu'elle prévoyait une séance extraordinaire cet automne. Séverine Lago est convaincue que cette somme d'argent représente une information capitale dont le Conseil général aurait dû avoir connaissance au moment de se prononcer. Elle ne remet par contre pas en question la création d'un service propre à la commune


