De l'exécutif châtelois au législatif lausannois

L'ancien syndic de Châtel-Saint-Denis Damien Colliard brigue un siège au législatif lausannois le 8 mars prochain. Rencontre.

Installé à Lausanne depuis trois ans, Damien Colliard est candidat au Conseil communal. © PLR Lausanne/Keystone

Il y a des parcours qui font fi des frontières cantonales. Damien Colliard, figure bien connue de la Veveyse pour avoir été syndic de Châtel-Saint-Denis entre 2016 et 2021, et conseiller général avant cela, a décidé de rempiler pour la prochaine législature… Mais cette fois, chez les Vaudois.

Installé à Lausanne depuis trois ans, il est candidat au Conseil communal – l'équivalent de notre Conseil général, donc le législatif – pour les élections du 8 mars.

Un saut dans l'inconnu? Pas vraiment, à l'entendre. "En faisant de la politique communale, on acquiert une expérience du fonctionnement d'une commune, que ce soit Châtel-Saint-Denis ou Lausanne. Elles fonctionnent de manière identique, avec leurs spécificités", nous explique-t-il. Des spécificités liées aux différences cantonales, évidemment, mais aussi à la taille.

Un "petit grand conseil"

Ce qui a convaincu le PLR de se relancer dans la course politique, cette fois pour un siège au législatif, c'est justement l'ampleur de la ville vaudoise. "Je ne l'aurais pas fait à Châtel-Saint-Denis. Ayant été conseiller communal et syndic, je n'aurais pas trouvé judicieux de m'y représenter", admet le Lausannois d'adoption. "Tandis qu'ici, c'est une grande ville avec un conseil communal de 100 membres. On se rencontre tous les mardis, c'est presque un petit grand conseil."

Parmi les enjeux qui le motivent: la défense des commerçants, la sécurité et l'assainissement des finances de la commune. Des défis qu'on retrouve en partie à Châtel-Saint-Denis, bien sûr, mais avec une ampleur différente et des problématiques propres à une capitale cantonale.

La proximité, même en ville

Car malgré le changement d'échelle - on passe tout de même de 9'000 âmes à plus de 140'000 habitants - Damien Colliard ne se sent pas perdu dans la métropole vaudoise. "Lausanne a une taille encore acceptable au niveau de la proximité. Je me balade beaucoup à pied ou à vélo, et franchement c'est faisable. On n'est pas dans une mégapole", rigole-t-il.

Reste un défi de taille pour le politicien. "Je ne suis pas connu ici, il y a aussi cet aspect-là: je dois apprendre à connaître les gens et me faire connaître", admet-il.

Si son engagement politique prend désormais racine sur les bords du Léman, Damien Colliard n'a pas pour autant coupé les ponts avec ses terres. Il demeure toujours aux commandes du Café Tivoli, institution du centre de Châtel-Saint-Denis. Ce qui lui permet de garder un pied dans la région qui l'a vu grandir politiquement.

RadioFr. - Lauriane Schott / Adaptation web: Mattia Pillonel
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