DAS·WAS veut se faire une place à gauche au Conseil d'État

La jeune formation de gauche radicale a lancé mardi sa campagne, avec deux noms pour le Conseil d’État et deux listes pour le Grand conseil.

Sandy Maillard (tout à gauche) et Ayana Abdulle (à sa droite) à l'annonce de leur nom pour briguer le Conseil d'État fribourgeois. © Thibaut Clémence - Frapp

C’est sous les cris et les applaudissements d’une arrière-salle bondée du bar La Coutellerie à Fribourg que le collectif de gauche DAS·WAS (Dignité Action Solidarité) s’est mis mardi soir en ordre de marche pour les élections cantonales du 8 novembre avec deux noms pour le Conseil d’État. Parmi les deux candidatures: Ayana Abdulle. Cette infirmière souhaite faire campagne sur les questions d’accès aux soins et appelle à davantage de moyens pour l’HFR. Elle est également membre de la commission des naturalisations de la Ville de Fribourg.

Sandy Maillard complète la liste. Une candidature non binaire et un nom qui se fait connaître au Conseil général de la Ville de Fribourg. Sandy Maillard fait partie des 7 membres de DAS·WAS élus au législatif communal, en mars dernier. Son premier engagement politique était pourtant auprès des Jeunes Libéraux Radicaux (JLR) de Vaulruz. Sandy Maillard dit aujourd’hui "avoir ouvert les yeux".

On veut faire entrer les réalités sociales des plus précaires dans les plus hautes institutions cantonales.

Deux listes viennent s’ajouter pour le Grand conseil dans deux cercles électoraux du canton. Douze candidatures pour Fribourg ville, une liste de 12 noms également pour le cercle de Sarine-Campagne.

Les parcours professionnels des différents candidats n’ont pas été présentés lors de ce lancement de campagne. La soirée était surtout consacrée à la présentation des principaux axes de batailles et quelques propositions concrètes comme la gratuité des transports publics ou la fin du remboursement de l’aide sociale.

Le collectif ne brigue pas de siège

Objectif annoncé : "garantir la dignité et les droits fondamentaux de chacun avec davantage de moyens pour les services publics et une plus grande inclusion. Par cette campagne le collectif dit ne pas vouloir briguer des sièges mais souhaite "faire entrer les réalités sociales des plus précaires dans les plus hautes institutions cantonales."

"L’idée est de pouvoir vivre dans ce canton dignement, de vivre de ses revenus, de se loger, de se soigner. Le nerf de la guerre reste l’argent et on s’oppose aux mesures d’austérités budgétaires", présente Ayana Abdulle.

Pour le collectif, cette campagne ne fera pas d’ombre aux autres partis de l’alliance de gauche, à savoir le Parti socialiste, les Vert-e-s Fribourg et le Centre Gauche. "On ne cherche pas à prendre des places à gauche, explique Sandy Maillard. Il y a en tout sept candidatures à gauche, il n’y a qu’à inscrire les 7 noms des candidats de gauche sur la liste."

DAS·WAS ne ferme d’ailleurs pas la porte à l'idée de rejoindre l’Alliance de gauche. "Nous n’avons pas encore discuté sur la possibilité de faire campagne avec eux, mais c’est ouvert", annonce Sandy Maillard.

Aucun objectif de sièges

Malgré un budget serré, DAS·WAS promet de porter la voix du collectif dans les petites localités du canton. "Nous sommes davantage présents en Ville de Fribourg, mais on prévoit de porter la voix de DAS·WAS dans tout le canton, même là où on n'a pas de liste pour le Grand conseil", promet Ayana Abdulle.

DAS·WAS, qui se présente comme de gauche radicale, ne se donne aucun objectif de sièges pour le Grand conseil et ne fait aucun pronostic sur le score des deux candidatures au Conseil d’État. Cette jeune formation politique, lancée fin 2025, se dit déjà surprise d’avoir obtenus 7 sièges au Conseil général de la Ville de Fribourg en début d’année.

Frapp - Thibaut Clémence
...