Avalanches: dans les coulisses des détonations du Moléson
Les patrouilleurs déclenchent des avalanches contrôlées pour protéger les pistes après de fortes chutes de neige et garantir la sécurité.
En ce début février, la neige est abondante en altitude et le risque d’avalanche reste marqué dans les Préalpes fribourgeoises. Au sommet du Moléson, on peut skier sur près de 70 cm de neige, dont 10 cm de poudreuse, et les amateurs de hors-piste doivent redoubler de prudence. Sur les pistes balisées, pas de danger: les avalanches y sont déclenchées artificiellement pour protéger les skieurs
Cette semaine, les patrouilleurs du Moléson ont dû intervenir quatre fois, une situation exceptionnelle, en utilisant une trentaine de kilos de charges de Tovex sur huit à dix points stratégiques. Malgré la taille modeste de la station par rapport aux grands domaines valaisans, le minage reste indispensable pour gérer les accumulations de neige et sécuriser le domaine.
Avant chaque sortie, les patrouilleurs préparent minutieusement leur équipement: détecteur de victimes d’avalanche, radio, chronomètre et mèche pour déclencher les charges en toute sécurité. Le Tovex, inerte seul, produit une surpression sur le manteau neigeux grâce au détonateur, et les charges sont déposées avec précision à l’aide de cordes de minage pour éviter les zones habitées ou les chemins.
La coordination est essentielle: un collègue reste en bas pour s’assurer que les pistes sont bien fermées et le minage est reporté si la visibilité n’est pas suffisante. Les patrouilleurs rappellent aussi aux skieurs de consulter le bulletin d’avalanche quotidien : un feu clignotant à l’entrée d’une piste signifie un danger marqué et la nécessité de prendre des précautions.
Grâce à ce travail discret mais vital, les skieurs peuvent profiter des pistes du Moléson en toute sécurité, même après de fortes chutes de neige.


