Deux sur deux pour la Suisse à Zurich
Après deux succès en autant de matches, le premier bilan de la Suisse est excellent. Jan Cadieux suit parfaitement les traces de son prédécesseur Patrick Fischer.
C’était l'une des questions de ce début de tournoi. Devant son public, dans un costume de double vice-champion du monde, la Suisse allait-elle répondre aux attentes placées en elle par beaucoup? Le 1-0 de Pius Suter à la 3e minute du match contre les Etats-Unis vendredi a vite donné le ton. Et rassuré tout le monde. Lorsque les USA sont revenus à 2-1 ou quand les Lettons ont égalisé, la Suisse n'a jamais paniqué. Elle a toujours su faire confiance à ses idées.
L'une des forces de ce groupe, c'est de pouvoir compter sur quatre lignes homogènes. Face aux Américains, la ligne des Zurichois Andrighetto-Malgin-Suter s'est mise en évidence. Contre les Lettons, Damien Riat a inscrit un doublé et son trio avec Ken Jäger et Simon Knak a une nouvelle fois convaincu. Nino Niederreiter s'est procuré plusieurs chances de marquer, mais le Grison manque de réussite. Gageons qu'elle viendra plus tôt que tard.
Une Suisse mature
Au terme du match inaugural, interrogé sur la première de Théo Rochette dans un Championnat du monde, Jan Cadieux n'a pas souhaité détailler la performance d'un joueur, préférant mettre en avant le collectif. Le discours d'après-match contre la Lettonie fut du même acabit: "Les joueurs acceptent le rôle qu'on leur donne. Si l'on prend l'exemple de Damien (réd: Riat), il joue en première ligne à Lausanne avec les étrangers et là il s'adapte sans problème pour l'équipe."
Cette sélection apparaît mature et le match contre la Lettonie l'a rappelé. Depuis plusieurs années, la Suisse ne tombe plus dans ces pièges potentiels. Elle le doit en partie à son contingent venant de NHL, mais aussi à ce qui a été mis en place par Patrick Fischer lors des dix dernières années. Lorsqu'elle est favorite d'une rencontre, la sélection assume ce rôle. Et l'une des phrases qui caractérise le mieux cet état d'esprit, c'est lorsque Jan Cadieux répond: "Nous voulons jouer notre jeu, peu importe l'adversaire en face."
Un groupe homogène
Que ce soit contre les Etats-Unis ou la Lettonie, les Helvètes n'ont pas montré deux visages différents. Non, ils ont joué un jeu assez vertical en n'hésitant pas à aller autour du but, là où les bonnes choses interviennent en règle générale. Toujours indispensables à la bonne marche du groupe, les joueurs de NHL ne font pas la pluie et le beau temps. Janis Moser a été très bon contre les Américains, Roman Josi a dansé à la ligne bleue face aux Lettons et Timo Meier et Pius Suter ont fait trembler les filets. Seulement les joueurs de National League se sont mis au diapason pour tirer l'équipe vers le haut.
Et le plus intéressant, c'est que cette Suisse a un très clair potentiel d'amélioration. "C'est solide, mais on peut et on doit gommer certaines erreurs", a d'ailleurs lâché un Christoph Bertschy réaliste. Ce début de tournoi réussi ôte pourtant pas mal de pression. Après le match contre l'Allemagne lundi soir, la troupe de Cadieux affronte l'Autriche mercredi après-midi et la Grande-Bretagne jeudi soir pour boucler un pensum de cinq rencontres en sept jours! Suivront encore un match face aux Hongrois samedi après-midi et enfin une probable finale de groupe mardi 26 mai contre les Finlandais.
La Suisse n'a encore rien gagné. Elle s'est juste placée dans une position idéale au terme de ses deux premiers duels. Une petite victoire en attendant d'autres.




