Dix brebis tuées par le loup: la surveillance s'intensifie

Ce week-end près de Vuissens, dix brebis ont été tuées. Les autorités appellent les éleveurs à protéger leurs troupeaux.

Des analyses seront effectuées pour savoir si l'attaque est l'œuvre d'un seul loup ou de plusieurs (photo prétexte). © Envato

L'ombre du loup plane aux portes du canton. Dans la nuit de samedi à dimanche, un troupeau appartenant à un éleveur de l'enclave fribourgeoise de Vuissens a été attaqué dans un champ à Démoret (VD), côté vaudois. Il s'agit de la deuxième attaque recensée dans le secteur en un peu plus d'une semaine. Si un loup a été identifié à ce stade, les autorités soupçonnent la présence de deux, voire trois individus.

Eleveurs appelés à protéger leurs troupeaux

Les agriculteurs situés dans un rayon de dix kilomètres autour du lieu de l'attaque ont été avertis par SMS. Ils sont invités à prendre des mesures pour protéger leurs animaux, notamment en installant des clôtures électriques ou en recourant à des chiens de protection. "On les informe qu’il y a la présence possible d’un grand prédateur sur les lieux et ils doivent mettre en place toutes les mesures nécessaires pour éviter les attaques du loup", explique Elias Pesanti, inspecteur cantonal fribourgeois de la chasse.

Les services vaudois, chargés des analyses, collaborent étroitement avec leurs homologues fribourgeois. Des pièges photographiques ont été installés et la surveillance a été renforcée, de jour comme de nuit. "On ouvre un peu plus les yeux dans la région pour savoir s’il s’agit d’un individu ou de plusieurs", précise Elias Pesanti. L'objectif est de déterminer si un loup isolé est en cause ou si plusieurs animaux, comme un couple ou une meute, sont présents.

Tir de régulation pas encore envisagé

Pour l'heure, il est trop tôt pour déterminer si un tir de régulation pourrait être autorisé. En cas d'attaque sur le territoire fribourgeois, les éleveurs doivent d'abord contacter les autorités afin qu'elles puissent constater les dégâts et prélever des échantillons pour les analyses ADN. Les mesures de protection mises en place doivent également être examinées.

"Si on constate qu’il s’agissait d’un loup qui a tué un nombre important de moutons au-delà du seuil de l’ordonnance fédérale, on peut à ce moment-là autoriser les gardes-faunes à effectuer un tir de régulation éventuel", indique l'inspecteur. Une décision ne pourra donc intervenir qu'après vérification des circonstances de l'attaque et des conditions prévues par la législation fédérale.

RadioFr. - Julien Tinner
...