"Je vais faire mon travail jusqu'au bout des ongles"

Le nouveau ministre de la santé, l'UDC Philippe Demierre, en exercice depuis quelques jours, revient sur les défis qui l'attendent.

Les contaminations au coronavirus atteignent des sommets dans notre pays. Depuis quelques jours, la Suisse enregistre quotidiennement quelque 30'000 cas positifs, mais pour l’heure, les hôpitaux tiennent le choc. Et pourtant, c'est aujourd'hui l'équivalent de la ville de Genève qui est en quarantaine ou en isolement dans notre pays. 

Philippe Demierre est conscient de ses responsabilités. Alors qu'il n'a pris ses fonctions que depuis quelques jours, ses journées sont déjà intenses. "Je vais devoir être efficace par rapport à ce qu’il va nous arriver ces prochains jours. Il faut être très vite dans le bain. On a des décisions qui arrivent directement." Une mission qu'il se dit prêt à relever, lui qui a travaillé 2 ans et demi à l'HFR en qualité de responsable administratif.

Si à ses yeux, "le patient reste le numéro 1", Philippe Demierre met en avant la nécessité de tenir compte de deux paradigmes, qui sont les paradigmes sanitaires et économiques. "On attend un pic d’infections ces 15 prochains jours. On va prendre les décisions les plus appropriées, en tenant compte de ces deux paradigmes", affirme-t-il. Il n'y a pas de raison de prendre de nouvelles mesures "tant qu’on a de la place en soins intensifs dans les hôpitaux et qu’on a des lits en réserve en cas d’hospitalisation", justifie-t-il.

En porte-à-faux avec son parti ?

Le nouveau conseiller d'Etat hérite d'un département qui aura été durant plus de 40 ans en mains socialistes. Durant la pandémie, l'UDC aura été le principal parti à contester la politique des autorités. Comment se positionne-t-il?

"En tant que ministre de la Santé, je fais partie d’un collège, je ne peux pas prendre des décisions tout seul. Je vais respecter la collégialité. Mon parti sera peut-être contre moi, mais je vais devoir défendre les idées du collège des autres conseillères et conseillers d’Etat. Et cela ne me pose aucun problème. Je vais faire mon travail jusqu’au bout des ongles, sans rémission aucune."

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La Télé / Frapp - Philippe Huwiler / Marc Schaller