Petkovic fier de ses joueurs

Malgré la victoire contre la Turquie, la Suisse n'est pas encore gagnante dans cet Euro.

Vladimir et son équipe se retrouvent en attente d'une qualification en huitièmes de finale. C'est peut-être le plus étrange succès dans la carrière de Vladimir Petkovic. Il ne sait toujours pas quelle valeur lui attribuer; si ce 3-1 sera décisif ou s'il restera lettre morte. "Je suis fier de mes joueurs. Mais maintenant nous ne pouvons qu'attendre si nous allons obtenir un autre adversaire. Nous ne pouvons rien faire."

Les joueurs et leur entraîneur auraient pu s'éviter cette attente. Avec deux buts de plus, la qualification pour les huitièmes de finale serait déjà dans la poche. Et les occasions n'ont pas manqué de marquer plus de buts contre les Turcs. "Nous n'avons pas été parfaits. Nous avons manqué trop de chances de but", critiquait Petkovic.

Pour l'entraîneur de la sélection helvétique, ce sont les mêmes maux qui avaient déjà miné la partie contre le Pays de Galles. "Cela rend la chose un peu amère. Nous aurions mérité la victoire contre les Gallois. L'avenir pourrait être plus rose."

Finalement, Petkovic voulait ressortir le positif de cette soirée. "Nous n'avions pas prévu seulement des changements dans la composition de l'équipe mais aussi dans notre façon de jouer. Nous ne voulions pas seulement aspirer à la possession de la balle. Cela nous a réussi et nous avons surpris l'adversaire. Cela me rend fier."

C'est surtout sur le plan mental que la préparation s'est avérée payante. "J'ai laissé beaucoup de temps aux joueurs pour échanger, pour se reposer. Cela a marché, ils ont compris comment cela devait fonctionner."

L'équipe va s'entraîner encore une fois à Bakou lundi matin et s'envolera à midi pour Rome, où elle attendra les derniers matches des autres groupes. Si la Suisse décroche son sésame pour les huitièmes de finale, elle jouera à Séville, Bucarest ou Glasgow. Petkovic est heureux d'échapper à ce stade à un long voyage comme ce fut le cas dans le tour préliminaire.

ATS