Le FIFF confie une carte Blanche à la rappeuse La Gale
La figure montante du hip-hop a choisi cinq films venus du Liban et de la Palestine pour la section Diaspora.

Sur scène, la rappeuse libano-suisse Karine Guignard, alias La Gale, fait penser à Ripley combattant les monstres de la saga Alien. Sauf que ses ennemis sont plus insidieux: l’exil ou, entre autres démons, le contexte du Liban et de la Palestine.
Ses mots font sens. Le sens des maux. Puis, en coulisses, la rage se fait pudique. Et si ses yeux brûlent, c’est de passion pour l’humanité. Rappeuse, actrice aussi (on la dit formidable dans Sacha, la prochaine série RTS), belle personne surtout, elle a choisi cinq films libanais et palestiniens pour le FIFF, dont West Beirut.
Le premier film de Ziad Doueiri avait frappé fort en étant illico sélectionné à Cannes. Il faut dire que, au-delà de sa puissance cinématographique, West Beirut tient en haleine avec le récit de jeunes ami-e-s qui cherchent à tourner un film dans la capitale en 1975. Mais leur projet est contrarié par la guerre civile qui éclate. La perte de l’innocence du Liban d’avant, qui ne reviendra plus, explose à l’écran.


