Une fusillade fait plusieurs morts en Russie

Au moins neuf personnes ont été tuées et 20 blessées, dont des enfants, au cours d'une fusillade dans une école d'Ijevsk, au centre de la Russie, a annoncé lundi le ministère russe de l'Intérieur. L'assaillant s'est suicidé, a-t-il ajouté.

Les autorités font état de neuf morts et une vingtaine de blessés (Photo prétexte). © KEYSTONE/DPA/HAUKE-CHRISTIAN DITTRICH

"A ce stade, nous avons connaissance de 9 morts, dont 5 enfants, et 20 blessés", ont affirmé les enquêteurs.

"Les policiers ont retrouvé le corps de l'homme qui a ouvert le feu. Selon nos informations, il s'est suicidé", a-t-il ajouté.

"Il y a des victimes parmi les enfants et des blessés", avait indiqué un peu plus tôt le gouverneur de la région, Alexandre Bretchalov, visiblement ému, dans une vidéo publiée sur Telegram.

Il s'exprimait devant l'école n°88 d'Ijevsk. Derrière lui, on pouvait voir des personnels médicaux entrer dans le bâtiment au pas de course.

Selon lui, "une personne non identifiée est entrée dans l'école" avant de "tuer le garde" et d'ouvrir le feu à l'intérieur de l'école, notamment sur les enfants.

"L'évacuation est terminée" et "l'ensemble du périmètre est bouclé", a ajouté M. Bretchalov dans sa vidéo, précisant que la Garde nationale russe, les services de sécurité du FSB et "les autorités en charge de l'enquête" étaient déjà sur place.

Importé des Etats-Unis

Plus tôt dans la matinée, le ministère russe de l'Intérieur avait indiqué que "la police (avait) reçu un message concernant une fusillade à l'école n°88 d'Ijevsk".

"Les policiers se sont immédiatement rendus sur place", avait ajouté cette source.

Ijevsk, ville de près de 650'000 habitants, est la capitale de la république d'Oudmourtie dans le centre du pays, juste à l'ouest du massif de l'Oural qui marque la séparation entre la Russie européenne et la Russie asiatique.

Autrefois rarissimes, les fusillades mortelles, notamment dans des écoles, ont tendance à devenir plus nombreuses en Russie depuis quelques années, au point que le président Vladimir Poutine s'en est alarmé, y voyant un phénomène importé des Etats-Unis et un effet pervers de la mondialisation

ATS
...