Il s'en va après 7 ans à la tête de la pétanque suisse

Après un long mandat à la tête de Swiss Pétanque, le Fribourgeois a décidé de passer le témoin il y a une dizaine de jours. Interview.

Jean-Denis Willemin nous raconte son rôle à la tête de Swiss Pétanque. © Frapp

Radio Fribourg: Pourquoi avez-vous lâché ce poste?

Jean-Denis Willemin (JDW): Du point de vue professionnel, la présidence demande énormément. Ça demande trois soirs par semaine, plus tous les week-ends. Donc, après sept ans de loyaux services, je me réjouissais d'arrêter. Et là, ça fait dix jours et je suis content, surtout que le comité qui reste est très performant.

Quelle était votre tâche au sein de Swiss Pétanque?

JDW: Ma tâche, c'était la coordination entre les associations cantonales, entre les comités centraux et les comités directeurs. Je m'occupais aussi des relations avec l'international, que ce soit la Fédération Internationale de Pétanque ou la Confédération Européenne de Pétanque.

Quel est le rôle de Swiss Pétanque?

JDW: On est à peu près 2 600 licenciés actuellement. On organise des tournois, on organise la Coupe Suisse et les championnats suisses de toutes catégories. Et puis on a des équipes nationales: juniors, espoirs, seniors, dames. On les prépare pour les compétitions internationales.

Radio Fribourg: Quand on parle de pétanque, on imagine volontiers le joueur avec une boule dans la main droite et un verre dans la main gauche. La fédération que vous représentez, ce n'est pas du tout cette image-là?

JDW: Non, on est affilié à Swiss Olympic. On est également reconnu auprès du CIO et c'est une pétanque sportive qu'on organise. C'est clair que les clubs populaires, eux, sont le vivier de notre fédération. Ce serait bien qu'ils s'affilient à notre fédération, mais Swiss Pétanque organise tout ça.

Radio Fribourg:  Depuis le 1ᵉʳ janvier, sous votre présidence, vous avez instauré des contrôles d'alcoolémie dans les tournois. Pourquoi ?

JDW: C'est pour attirer les familles, attirer la jeunesse, surtout pour montrer que c'est un sport propre par rapport aux images qu'on peut se faire. Et puis c'est surtout aussi pour les années futures: arriver à atteindre les Jeux Olympiques. Et pour ça, il faut être plus de licenciés et montrer que ce sport est un vrai sport.

Radio Fribourg: Où se situe le niveau de la Suisse par rapport à la hiérarchie mondiale? 

JDW: On a un très haut niveau par rapport à l'international, vu qu'on est arrivés champions du monde tête-à-tête en 2019. En 2022, on était aussi champions du monde tête-à-tête, cette fois chez les femmes. Et puis on a réalisé aussi les championnats d'Europe juniors et on a été champions d'Europe vétérans l'année passée.

Radio Fribourg: Est-ce qu'on peut vivre de la pétanque en Suisse? Est-ce qu'on a des professionnels?

JDW: Pas du tout, non. Loin de là. On n'a pas encore de professionnels. On a certaines personnes qui ont des partenaires, des sponsors, mais très, très peu. Pour atteindre la professionnalisation, il faut vraiment qu'on aille aux Jeux Olympiques.

RadioFr. - Nathan Clément
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