Elias Moussa: "On ne s’est pas laissé influencer"
Le conseil communal de Fribourg s’est réuni samedi à la maison de ville pour l’assermentation des nouveaux élus. Trois questions au nouveau syndic Elias Moussa.
La Télé: Samedi s’est déroulée la séance de constitution du conseil communal de la Ville de Fribourg avec notamment la répartition des dicastères et l’élection du syndic Elias Moussa. C’est donc vous qui allez succéder à Thierry Steiert, qui est sur le départ à 63 ans. Le PS n’a finalement pas voulu sceller la bonne collaboration avec les Vert-e-s en laissant la syndicature à Mirjam Ballmer qui, elle, est plus ancienne que vous au sein du conseil communal?
Elias Moussa: Je dirais plutôt qu’on a eu une très bonne discussion au sein du nouveau collège du conseil communal, avec cette volonté de partir unis dès le début, de montrer aussi cette bonne dynamique qu’on a eue pour répartir les différents dicastères. Évidemment, la question de la syndicature, de la vice-syndicature en était une. Et en même temps, on ne s’est pas laissé influencer par certaines tentatives venues de l’extérieur – tentatives de pression si j’ose dire – notamment sur cette majorité et cette alliance de gauche qui a bien fonctionné par le passé et qui continuera à bien fonctionner, que ce soit au niveau du conseil communal ou du conseil général.
Vous-même, vous gardez votre dicastère, l’urbanisme et l’architecture, vous y ajoutez les tâches de syndic que sont l’administration et le service juridique. Pourquoi ce choix ?
Ce n’est pas tout à fait juste. En réalité, on a renforcé une partie du portefeuille que j’avais précédemment, que ma collègue Marine Jordan a maintenant repris: le dicastère de l’environnement en y rattachant la présidence du conseil d’administration de SINEF, qui était occupée par l’ancien syndic. Et moi, j’ai repris le service urbanisme et l’architecture, avant tout pour une raison pragmatique : on est en plein processus de recrutement de son nouveau chef de service, du nouvel architecte de la ville. C’est une question de bon fonctionnement de la commune.
Vous allez succéder à Thierry Steiert. En tant que nouveau syndic, quelle est votre volonté ? Qu’est-ce que vous voulez insuffler à cette ville de Fribourg ?
Le conseil communal dans son entier a envie de s’engager pour la ville, de redonner la confiance qui nous a été accordée à travers les élections, et de continuer à participer au développement de la ville de Fribourg – une ville très dynamique, très jeune, universitaire. Tout cela avec en toile de fond une situation financière pas si aisée. Il y a une inconnue qui a été levée : l’impact de la LAFE sur les finances communales, ce qui nous soulage. Mais nous avons deux exercices budgétaires déficitaires derrière nous, et il faudra voir les chiffres des comptes 2025. La question financière va fortement animer les débats, mais nous voulons continuer à maintenir les prestations pour la population.


