"Je bloque mes vacances pour le FIFF"

Le festival de films rassemble de nombreux fidèles. Parmi eux, Claude Spicher, fan autoproclamé de la première heure.

"J'aime particulièrement les Séances de minuit, j'ai donc décidé de commencer les visionnages tous les jours à 10h30." © Frapp

Claude Spicher n'ose presque pas le dire. "Samedi dernier, j'ai déjà visionné 14 films." Le cinéma du Rwanda, mis à l'honneur cette année au FIFF, a particulièrement touché cet amateur de longue date, qui se munit d'un abonnement chaque année. "Quelle chance de rencontrer ici des cinéastes qui viennent présenter leurs films. J'aime le choc émotionnel que peut provoquer cet art."

Originaire du canton de Vaud, ce thérapeute de la douleur qui exerce à Fribourg est allé jusqu'à changer de canton pour le FIFF, entre autres. "Je bloque mes dates de vacances en fonction du FIFF", confie-t-il. Imaginez donc sa déception lorsque la pandémie a douché les espoirs d'une édition en présentiel. "Mars 2020 a été un choc", se souvient le quinquagénaire.

Alors que la 35e édition du FIFF prend fin ce dimanche, Claude Spicher cite à notre demande un film qui a marqué son marathon en solitaire. "J'ai été complètement fasciné par La Nuit des Rois de Philippe Lacôte!" En compétition internationale, le long métrage raconte l'incarcération d'un jeune homme à la MACA d'Abidjan, la plus grande prison de la Côte d'Ivoire. Le détenu est contraint de raconter des histoires aux autres prisonniers, sur fond d'une guerre de gangs.

Les découvertes insolites, venues d'ici et d'ailleurs, nourrissent l'intérêt infatigable de Claude Spicher. Au FIFF, il cherche l'immersion. "La dimension cosmopolite du festival donne une ouverture sur le monde. Chaque année, je découvre des perles qui me suivent au fil de mon existence", explique-t-il, philosophe. L'année prochaine, le FIFF reviendra à son calendrier habituel, du 18 au 27 mars. "Alors je prendrai mes vacances pendant cette semaine-là." Evidemment.

Frapp - Alexia Nichele / Vidéo: Marion Pasquier
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