La déception sans fin des restaurateurs

La branche s'estime encore une fois oubliée par le Conseil fédéral, qui a annoncé une série d'assouplissements par étapes mercredi.

Au mieux, restaurants et bars pourront rouvrir leur terrasse uniquement, et pas avant le mois d'avril. Un message qui passe forcément très mal auprès des acteurs concernés. La faîtière GastroSuisse déplore "une catastrophe".

"Chaque semaine, le Conseil fédéral trouve de nouvelles raisons pour garder les restaurants fermés. Une fois c'est le nombre de cas, une autre fois c'est la valeur R, puis le taux de positivité, soudain c'est le nombre des vaccinations, puis le variant britannique, et ensuite le virus sud-africain. Et demain ce sera quoi?", demande l'organisation.

"Pire que pas grand-chose"

"On s'attendait à pas grand-chose, mais là, c'est encore pire que pas grand-chose", lâche de son côté Muriel Hauser, présidente de GastroFribourg. On a le sentiment que le secteur porte tout le poids de la pandémie sur son dos, alors que rien ne montre que les restaurants sont des lieux de contamination."

Le Conseil fédéral veut débloquer des milliards supplémentaires pour soulager les restaurateurs et commerçants en difficulté. Mais là encore, les exploitants n'y croient plus trop et demandent au gouvernement de mieux prendre en compte les impératifs de leur activité.

Pour rappel, le Conseil fédéral entend assouplir les restrictions par étapes, mois après mois. Dès le 1er mars, les commerces pourront rouvrir leurs portes, de même que les musées ou les installations de sport et de loisirs en plein air. Les mesures annoncées sont mises en consultation auprès des cantons. Les décisions ne seront définitives que mercredi prochain (le détail des annonces).

ATS / RadioFr. - Alexia Nichele