La grève féministe ne veut pas de Patrick Bruel à Fribourg
Le chanteur français, accusé de violences sexuelles, doit se produire le 26 juin prochain à la BCF Arena pour le Bellarena festival.

La Grève féministe Fribourg dénonce la venue de Patrick Bruel dans le canton de Fribourg. Le chanteur français est programmé le 26 juin prochain à la BCF Arena à Fribourg pour le Bellarena festival et la vieille au Pully Live Festival.
Or, la semaine passée, le média français, Mediapart a publié les témoignages de huit femmes. Elles accusent le chanteur de violences sexuelle entre 1992 et 2019. Parmi les plaignantes, il y a la directrice générale d’Unifrance, organe de promotion du cinéma français. Elle dénonce une tentative de viol lors du Festival du film français d’Acapulco, en 1997.
Le chanteur est visé par au moins deux plaintes pénales pour agression sexuelle, tentative de viol et viol.
Le retrait ou le boycott
La grève féministe Fribourg demande la déprogrammation de Patrick Bruel. Le mouvement a d'ailleurs écrit aux organisateurs du festival Bellarena. "Pour nous, ce n'est pas possible de mettre en avant quelqu'un qui a déjà eu autant d'accusations de violences sexistes et sexuelles", explique Audrey, membre de la Grève féministe Fribourg.
Le mouvement veut que le chanteur français soit remplacé. "Si ce n'est pas fait, nous appellerons au boycott", menace Audrey. "On serait très déçues de la part de Bellarena de ne pas prendre position en faveur de la lutte contre les violences sexistes et sexuelles et de ne pas croire la parole des victimes."
Pas de commentaires
Nous avons contacté le Bellarena et le Pully live festival. Bellarena "ne fait pas de commentaires". Les organisateurs du Pully Live Festival ne nous ont pas répondu.
Ce n'est pas la première fois que le chanteur est visé par des accusations de ce type. En 2019, des masseuses d'établissements de luxe en France avaient déjà dénoncé des violences sexuelles et un comportement déplacé. L'enquête judiciaire avait été classée.
Patrick Bruel est présumé innocent. Son avocat a réfuté les nouvelles accusations. Il affirme que le chanteur n'a "jamais outrepassé un refus" et que l’article de Mediapart fabriquait "un personnage et un système qui n’ont jamais existé".


