La Ligue fribourgeoise contre le cancer fête ses 60 ans
Chaque 2 secondes dans le monde, une personne apprend qu'elle est atteinte d'un cancer. Véronique l'a vaincu à 2 reprises. Elle témoigne.

La Ligue fribourgeoise contre le cancer aura 60 ans le samedi 11 juin à Fribourg. Pour marquer le coup, différentes activités seront organisées dans chaque district du canton. Les festivités se poursuivront ensuite à la BCF Arena le samedi soir, notamment avec un concert de Gjon's Tears.
Chaque deux secondes, dans le monde, une personne apprend qu'elle est atteinte d'un cancer. Dans 60% des cas, les malades vainquent le cancer. Dans 30% des cas, les personnes continuent à vivre en pleine santé, avec leur tumeur.
Par deux fois, elle a vaincu le cancer
Véronique, une Fribourgeoise de 48 ans, a vaincu le cancer à deux reprises. En 2006, elle détecte une boule dans sa poitrine. Son médecin lui annonce son premier cancer du sein. En 2019, l'histoire se répète. Cette fois-ci, Véronique n'a rien senti. Le cancer s'est révélé lors d'une mammographie.
Le plus difficile, ce n'était pas de l'apprendre, mais de l'annoncer à mon entourage
"Quand le diagnostique est tombé, je me suis sentie étrangement bien. Je pense que je m'y attendais un peu. Je l'ai pris de la meilleure manière qu'on puisse le prendre: j'ai écouté mon médecin", témoigne la Fribourgeoise. "Le plus difficile, ce n'était pas de l'apprendre, mais de l'annoncer à mon entourage. Ça a vraiment été une épreuve car on ne sait pas quels mots utiliser", poursuit-elle. Pour la Fribourgeoise, l'annonce du cancer à sa famille a été une épreuve très difficile. "Pour les parents, c'est très dur car ce n'est pas dans l'ordre des choses". Selon Véronique, le fait de ressentir la tristesse de son entourage l'a rendue encore plus triste.
J'en ai parlé à mes parents comme à des enfants. J'ai dit que j'avais une grosse boule dans la poitrine
Pendant son combat contre la maladie, Véronique s'est sentie bien: "j'avais confiance en moi, je sentais que ça allait aller et avais le sentiment que je pouvais guérir." Elle a également pu trouver un précieux soutien auprès de ses proches: "c'était important pour moi de les sentir forts."
Véronique a mis en place certaines règles pour continuer à vivre normalement malgré le cancer. La Fribourgeoise avait interdit à ses proches d'évoquer le cancer si elle-même n'abordait pas le sujet. "Si j'en parlais, c'est que j'en avais besoin. Sinon, on faisait comme si de rien n'était".
Voir son corps changer
Le traitement s'accompagne d'une certaine fatigue. De plus, les malades voient leur corps changer. "Ce n'est pas forcément facile à vivre", se confie Véronique, celle qui n'a jamais caché la maladie. "Les gens m'ont vue sans cheveux ou avec un bonnet. Si j'avais porté une perruque comme beaucoup le font, personne n'aurait rien su."
"Quand on assume un cancer, il y a le risque que les gens ne nous voient plus que malade. On est catalogué malade même quand on est guéri", témoigne la Fribourgeoise. Pour contrer cette tendance, elle garde le sourire et utilise son humour. "L'une des meilleures choses à faire, c'est de dire que ça va bien. Car c'est vrai", conclut-elle.


