La prison pour une infirmière voleuse

La justice zurichoise condamne une infirmière de 32 ans à trois ans de prison pour avoir dévalisé des patients à leur domicile, dans des cabinets et des EMS. L'accusée a sévi 50 fois entre janvier 2017 et mai 2020 pour une somme délictueuse de 160'000 francs.

Au terme d'une procédure accélérée, le Tribunal de district de Zurich a reconnu, mercredi, la Suissesse coupable de vols par métier, abus de confiance, escroquerie, abus de chèques et de cartes de crédit, faux dans les titres, effraction et falsification de papiers d'identité. Elle devra se soumettre à une thérapie ambulatoire et rembourser ses victimes.

Du porte-monnaie à la bague en or

Bijoux, montres, vêtements, chèques Reka ou argent liquide, l'accusée a volé tout ce qui pouvait avoir de la valeur. Lorsqu'elle travaillait comme assistante médicale dans des cabinets, elle a volé des patients. L'infirmière a même subtilisé parfois leurs clefs pour aller les cambrioler peu après.

En tant qu'employée d'hôpitaux ou de l'Aide et des soins à domicile, elle a dévalisé les patients qu'elle prenait en charge. Elle a notamment volé une bague en or, d'une valeur de plusieurs milliers de francs.

Elle reconnaît ses torts

Selon ses propres aveux, la jeune trentenaire a commis ces délits pour aider sa famille dans le besoin. D'après l'acte d'accusation, elle s'est constitué, de cette manière, un "revenu supplémentaire substantiel".

La principale intéressée purge sa peine de manière anticipée depuis un an. En larmes face à la Cour, elle a reconnu avoir agi froidement et sans empathie. Ce faisant, elle a aussi admis avoir nui à ses victimes sur le plan émotionnel.

Diplômes et certificats falsifiés

Avant de s'en prendre aux valeurs de ses victimes, l'accusée avait également falsifié différents certificats et diplômes qu'elle ne possédait pas. Ces faits remontent à une période allant jusqu'à 2014. De cette manière, elle a obtenu und dizaine d'emplois bien rémunérés dans le secteur de la santé.

Ces dernières années, la prévenue s'est aussi fabriqué un extrait de l'office des poursuites, vierge de toute dette, ainsi qu'un certificat d'incapacité de travail pour son frère. Elle a aussi commandé des biens en ligne en les faisant facturer au nom de son employeur.

Face aux juges, l'infirmière indélicate a déclaré attendre le début de sa thérapie avec impatience. Elle figure toutefois sur une liste d'attente, d'autres détenues représentant des cas plus urgents.

ATS