2e tour: l’alliance de droite est légale

Le Tribunal cantonal rejette le recours d’un citoyen contre l'alliance de droite en vue de l'élection au Conseil d'Etat.

Le Tribunal cantonal rejette le recours d'un citoyen qui s'opposait à l'alliance de droite, décidée après le premier tour à l'élection au Conseil d'Etat fribourgeois. Cet habitant du canton estimait qu'il était possible de remplacer des candidats qui se seraient retirés, mais que la loi ne permettait pas de modifier les listes du premier tour, en y plaçant un nombre plus élevé de candidats. Il s’inquiétait que ce changement de stratégie – avancer ensemble plutôt que chacun pour soi – sème la confusion dans l’esprit des électeurs sur les options politiques des 3 partis concernés.

Mais selon la justice cantonale, il n’y a rien dans la loi qui interdit cette manière de faire. Il est possible de proposer de nouvelles listes, ou des listes modifiées pour le deuxième scrutin, avec un nombre différents de candidats. Le tribunal cantonal ajoute qu’il faut voir le premier tour et le deuxième comme deux élections différentes. De plus, selon l’arrêt du Tribunal, les électeurs sont suffisamment informés pour savoir à quel parti appartiennent les candidats, notamment grâce aux brochures qui accompagnent le matériel de vote et grâce aux campagnes électorales qu’ils mènent.

Au premier tour, le Centre, le PLR et l’UDC ont fait campagne chacun de leur côté. Pour tenter de mettre les chances de leur côté et au vu des résultats au premier tour, ils ont décidé de s’unir en proposant une liste commune. L’alliance de droite compte donc désormais 5 candidats: Olivier Curty (Le Centre), Jean-Pierre Siggen (Le Centre), Didier Castella (PLR), Romain Collaud (PLR) et Philippe Demierre (UDC).

A gauche, l’alliance reste la même qu’au premier tour, avec 4 candidats pour tenter de décrocher un siège au gouvernement fribourgeois: Jean-François Steiert (PS), Valérie Piller-Carrard (PS), Sylvie Bonvin-Sansonnens (Les Verts) et Sophie Tritten (CG-PCS).

RadioFr. - Lauriane Schott