"Le championnat du monde a été un événement exceptionnel"

Il y a environ 150 jours, Fribourg accueillait le championnat du monde de hockey. Le bilan de Marc-André Berset.

Le directeur de l'association Fribourg 2026 tire un excellent bilan des mondiaux de hockey. © Keystone

Interrogé dans le cadre du Comptoir gruérien, le directeur de l'association Fribourg 2026, Marc-André Berset, tire un bilan extrêmement positif du championnat du monde de hockey sur glace. "On en garde tous un souvenir magique", affirme-t-il, 148 jours après la fin de la compétition.

L'interview de Marc-André Berset

RadioFr.: Que retenez-vous de ce championnat du monde de Fribourg 2026?

Marc-André Berset: Pendant deux semaines, Fribourg a été sur la carte du monde. Des supporters de tous les pays étaient là. On parlait de nous au Canada, aux États-Unis, etc. Et tout le monde a reconnu la qualité de l'organisation mise en place. De plus, en termes de promotion de Fribourg, on a rempli un deuxième objectif. Avec les taux de fréquentation des hôtels et de la gastronomie, on constate que les chiffres sont extrêmement bons.

Que restera-t-il après ces championnats du monde?

Plein de choses! Déjà, on a construit un nouveau vestiaire qui est désormais dédié au hockey féminin. Il y a aussi eu des expositions culturelles. Une BD a été faite. Des produits du terroir ont été mis en avant. Et il y a une mini-BCF Arena, une patinoire qui a vu pas moins de 25'000 personnes la griffer et qui est maintenant dédiée à la Ville de Fribourg. Et puis, il reste le plus beau des héritages. Avec l'expérience acquise avec ce premier événement, on va tenter d'obtenir également le championnat du monde de hockey féminin 2028. On croise les doigts. Pour l'instant, on n'a pas encore de réponse. Plusieurs autres villes sont candidates, mais Fribourg a de bons arguments.

Et qu'en est-il du bilan financier?

Les retombées indirectes sont très difficiles à évaluer. On sait qu'il y a eu plus de monde dans les sites touristiques fribourgeois, ainsi que dans les hôtels ou à la patinoire. Mais nous n'avons pas de statistiques précises. Par ailleurs, le bilan du comité d'organisation en Suisse va être présenté prochainement. Ce n'est pas nous qui le gérions, mais nous savons déjà qu'il sera positif. Enfin, au niveau de l'association Fribourg 2026, notre bilan aussi est positif. Nous avions un budget initial de plus de 7 millions, qui a finalement été ramené à moins de 6 millions. Des économies ont été faites. Du coup, on va atteindre l'objectif qu'on s'était fixé: rentrer dans notre budget. Il n'y avait pas vocation à gagner de l'argent.

N'avez-vous aucun regret?

Forcément, par après, on se dit qu'il y a des choses qu'on aurait pu faire différemment. Par exemple, diffuser les matchs au centre-ville de Fribourg pour toucher toute la population, même ceux qui ne s'intéressent pas au hockey. Au "welcome spot" sur la place Georges-Python, nous avons reçu plus de 10'000 visiteurs et cette question "Pourquoi ne diffusez-vous pas les matchs?" revenait souvent.

Les rencontres étaient diffusées dans la fanzone. Mais celle-ci se trouvait aux abords de la patinoire, donc elle ne regroupait que ceux qui avaient décidé d'aller à la patinoire. À part ça, il n'y a pas de grand regret, juste quelques détails. Si c'était à refaire, on recommencerait.

Pouvez-vous articuler quelques chiffres?

Il y a eu 30 matchs qui se sont déroulés à Fribourg en 14 jours. En tout, près de 170'000 spectateurs sont venus à la BCF Arena et près de 100'000 personnes dans la fanzone. Environ 10'000 écoliers ont profité de notre offre au prix de 6 francs, transports publics et billet inclus. Enfin, plus de 500 médias étaient présents.

RadioFr. - Lauriane Schott
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