Le climat menace le potentiel des barrages fribourgeois
D’ici 2100, les barrages fribourgeois pourraient produire légèrement moins d’électricité en raison du réchauffement climatique.

L’eau ne manquera pas forcément, mais elle ne sera pas disponible de la même manière. C’est l’un des principaux enseignements d’une nouvelle étude commandée par le canton de Fribourg, révélée mercredi, sur l’évolution de la production hydroélectrique d’ici 2100.
Les projections climatiques de la Confédération prévoient davantage de précipitations en hiver et une fonte plus précoce du manteau neigeux au printemps. Des changements qui pourraient "modifier la gestion des ouvrages hydroélectriques, notamment le niveau du lac de la Gruyère, ainsi que la répartition de la production électrique au fil de l’année", précise le communiqué de la Direction de l’économie, de l’emploi et de la formation professionnelle (DEEF).
Un mal pour un bien
Mais le Canton tempère la menace: "à long terme, le potentiel hydroélectrique cantonal devrait légèrement diminuer ou, dans le meilleur des scénarios, rester stable." La raison: si les précipitations augmentent, la hausse des températures entraîne aussi davantage "d’évapotranspiration", ce qui réduit les apports réellement disponibles pour la production.
Ces projections intègrent le projet de centrale déviatrice de Schiffenen-Morat (SCHEM), qui pourrait à lui seul augmenter la production annuelle d’environ 100 GWh. Malgré ce potentiel, l’étude souligne que l’hydraulique ne devrait pas connaître de croissance significative sous l’effet du changement climatique.
Pour la DEEF, le constat renforce donc la nécessité de diversifier son approvisionnement. Le Canton de Fribourg entend notamment poursuivre le développement d’autres sources renouvelables, comme le solaire photovoltaïque et l’éolien, afin de contribuer à la sécurité énergétique à long terme.


