Le comité du OUI à la LAFE lance sa campagne
Le Centre, le PLR et l'UDC se mobilisent pour la loi sur l'assainissement des finances de l'Etat de Fribourg.

Trois arguments principaux pour convaincre la population fribourgeoise de glisser un OUI dans les urnes le 26 avril prochain... Le comité de centre-droit qui soutient la loi sur l'assainissement des finances de l'Etat (LAFE) démarre sa campagne ce vendredi. La LAFE est en lien avec le fameux PAFE, le programme d'assainissement des finances de l'Etat.
Pour ces représentants du Centre, du PLR et de l'UDC, ce texte est absolument nécessaire pour que le canton de Fribourg garde sa stabilité financière. Ils basent leur campagne sur trois points principaux: éviter une explosion des impôts, protéger les générations futures en ne leur transmettant pas une dette monstrueuse et garantir les prestations publiques actuelles.
La responsabilité au lieu de l'austérité
Selon le comité, les mesures d'économies de 400 millions sur trois ans ne représentent pas un plan d'austérité, mais une manière de maîtriser la croissance des charges pour éviter des mesures beaucoup plus lourdes à l’avenir. "Il n'y a pas de baisse des prestations ou de diminution des salaires du personnel de l'Etat prévues. Le 26 avril, il ne s’agit pas de choisir l’austérité, mais de choisir la responsabilité", déclare Claude Brodard, député PLR.
Dans l'autre camp, on trouve la gauche et les syndicats. Leur référendum a abouti en janvier avec plus de 10'000 signatures, alors que 6000 étaient nécessaires. Ils lanceront leur campagne mardi prochain.
Un NON dangereux pour les futures générations
Que se passerait-il pour la population en cas de NON à la LAFE, le 26 avril? Pour Claude Brodard, ce serait très embêtant, voire même dangereux. "Cela pose un gros problème pour les budgets futurs et l'organisation de l'Etat dans son ensemble. Ces économies sont indispensables pour les générations suivantes. On doit absolument limiter cette croissance et revenir à des finances cantonales plus raisonnables et plus solides", explique le libéral-radical.
Dans ce cas, n'aurait-il pas mieux valu trouver à tout prix un compromis avec la gauche au Grand Conseil, plutôt que de risquer de perdre cette votation? "Je regrette qu'un terrain d'entente n'ait pas pu être trouvé, mais la gauche est trop extrême dans ce dossier. Elle n'a jamais proposé de solution cohérente. Ses idées, comme des augmentations d'impôts non limitées dans le temps ou l'introduction de nouvelles taxes sur les successions, portent trop atteinte à l'attractivité du canton de Fribourg", répond Claude Brodard.
La perspective d'une votation avait poussé le Conseil d'Etat à retirer son projet de budget 2026, avant même la discussion devant le Grand Conseil. Le canton de Fribourg a ainsi commencé l'année sans budget. Après la votation populaire du 26 avril, une nouvelle version sera soumise aux députés, à la fin juin.


