Le concert expliqué, c’est pas casse-pied

Le quatuor Essor propose une autre manière de jouer de la musique. Pour captiver son public multigénérationnel.

Ecouter les musiciens c'est bien, voir de près les instruments, c'est cool aussi ! © RadioFr

A l’heure du brunch, un dimanche matin à Epicentre, une vingtaine de gamins écoutent les pianistes Fiona Hengartner et Elise Krummenacher ainsi que les percussionnistes Annick Richard et Luca Musy. D’une oreille attentive et l’imagination en alerte!

Premier "exercice": mettre sur le papier ce que la musique leur inspire. Pluie, mer déchaînée et éclairs ou tout autre chose…A chacun d’interpréter les notes qu’il entend. Et apparemment, à voir les crayons courir sur le papier, pas de syndrome de la page blanche!

Mélodies entêtantes, air de jazz ou rythmes latino, le quatuor passe d’un répertoire à l’autre avec un plaisir communicatif. Il souligne, au détour d’une pièce de Georges Gerschwin, l’importance de s’écouter les uns les autres et d’apporter de la nuance dans son jeu. Pour que l’ensemble soit harmonieux !

Marimba, glockenspiel et charleston

Les jambes commencent à fourmiller? Pas de souci, les percussionnistes invitent les plus jeunes à venir voir de près batterie, caisse claire, marimba et autre glockenspiel. "Et ça, c'est quoi?" demande Luca Musy à la cantonade. "Un charleston!" répond un petit bonhomme haut comme 3 pommes. En plein dans le mille: au jeu des devinettes, le jeune public est plutôt doué.

Essor apprécie tout particulièrement ces moments de partage et de complicité. D'ailleurs, pour toucher un large public, il ne se contente pas des salles de concert. Il se produit aussi dans les CO fribourgeois afin de faire découvrir la musique à sa manière. Leur canton, les 4 musiciens y sont très attachés. C’est là qu’ils ont découvert leur amour de la musique et là qu'ils sont revenus après avoir fait une partie de leurs études en Suisse et à l’étranger. Les percussionnistes Annick et Luca ont d’abord formé un duo, puis ils ont eu envie d’élargir leur répertoire en collaborant avec deux amies pianistes, Fiona et Elise. Voilà comment s’est formé, il y a 5 ans, ce quatuor qui sort des sentiers battus.

West side story et body percussion

Pour l’heure, c’est dans l’univers des comédies musicales qu’Essor nous plonge. Avec l’une des plus connues d’entre elles West side story. Et Fiona Hengartner de relater, entre deux extraits, l’histoire d’amour impossible entre Tony et Maria, rejetons de clans rivaux dans le New York des années 50. Des thèmes universels qui touchent tout le monde et des mélodies qui rappellent forcément quelque chose aux plus anciens.

Pour finir en beauté, si on prenait une petite leçon de body percussion ? Pour cela, il suffit, comme nous l'indique Luca, de taper dans ses mains et sur ses genoux, si possible en mesure. Accompagné de quelques percussions et d’une jolie mélodie au piano, le résultat est certes un peu approximatif mais les spectateurs, petits et grands, totalement conquis !

Après les fêtes de fin d’années, Essor reprendra ses prestations dans les écoles et ses concerts dans la région. Il a d’ailleurs commandé deux pièces originales à des compositeurs et se réjouit déjà de les faire découvrir aux mélomanes de tous âges.

RadioFr. - Sarah Camporini
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