D'après La Gruyère d'aujourd'hui, le parc aux biches de Charmey ne passera pas l'hiver. Des travaux sont nécessaires pour mettre aux normes l'enclos, afin de répondre à de nouvelles contraintes légales. Le coût de l'adaptation se chiffrerait à 130'000 francs selon le média du sud du canton, que la commune de Val-de-Charmey ne veut pas imposer à ses citoyens.
Gestion bénévole
Si la commune met depuis des années le terrain à disposition, ce n'est pas elle qui gère les lieux et prend soin des animaux. Ce sont quatre bénévoles, dont Michel Mooser, qui donnent de leur temps pour la douzaine de daims qui occupent encore l'enclos.
Nourrir les bêtes, déposer du foin pendant l'hiver, nettoyer l'enclos, gérer le cheptel en abattant certains individus pour qu'ils ne soient pas trop nombreux, introduire un nouveau mâle pour éviter la consanguinité, recevoir la visite du vétérinaire tous les deux ans, etc. Michel Mooser le fait depuis 50 ans. Comme son père avant lui.
Contacté par RadioFr., le Gruérien se dit touché par la tournure des événements, mais lui et les trois autres bénévoles n'ont pas les moyens d'entreprendre la transformation du parc aux biches. En revanche, ils auront la douloureuse tâche d'abattre eux-mêmes les daims, qui seront ensuite vendus pour être mangés.



