On ne se parquera pas pour 1 franc!

Les habitants de la ville de Fribourg ont tranché: à 54%, ils disent non à la taxe maximale d'un franc par heure pour se parquer.

C'est la déception pour le président du parti des artistes Claudio Rugo: son idée de taxer le parking en ville pour un franc par heure maximum n'a pas séduit les citoyens du chef-lieu cantonal. Par 54% des suffrages, ils ont refusé ce texte intitulé "l’automobiliste n’est pas un pigeon, c’est un voyageur." Le taux de participation s'est élevé à 55%.

L'initiative avait récolté plus de 2700 signatures, alors que 2’647 étaient nécessaires, aboutissant ainsi à une votation populaire. Opposé à cette idée, le Conseil communal affichait sa satisfaction en conférence de presse dimanche après-midi: "C'est un message de la population pour poursuivre une politique de mobilité douce", selon l'analyse de Pierre-Olivier Nobs, élu en charge de la mobilité, qui a fait campagne contre ce texte.

Opposition générale

Claudio Rugo se disait favorable à "une écologie basée sur l'éducation et non la taxation". Mais l'initiative n'a pas séduit, et de loin, les autres partis de la scène politique communale. Les Verts, par exemple, estimaient qu'elle torpillerait la politique de mobilité de la ville.

Selon eux, le texte n'aurait en rien corrigé une injustice sociale. Les personnes défavorisées sont justement celles qui ne possèdent pas nécessairement une voiture, ont-ils relevé, en ajoutant que les tarifs pratiqués aujourd'hui par la Ville de Fribourg étaient totalement justifiés.

Le raisonnement était pourtant simple aux yeux des initiants: "Si quelqu'un qui gagne 10'000 francs par mois paie 2 ou 5 francs, ça n'a pas d'incidence. Par contre, pour une famille avec quatre enfants qui gagne 4000 francs par mois, c'est un peu difficile", avait expliqué Claudio Rugo pendant la campagne.

Frapp / RadioFr. - Rédaction