Le retour de la pluie soulage nos agriculteurs

Après un mois d'avril exceptionnellement chaud et sec, les cultures commençaient à souffrir. La pluie est arrivée au bon moment. Reportage.

Francis Bapst cultive des céréales - ici du blé panifiable - du colza et des pommes de terre à Grolley et Cormagens. © RadioFr.

"On voit que les plantes ont retrouvé de la vigueur. A leurs pieds, la terre est mouillée. L'eau a fait du bien!", constate avec satisfaction Francis Bapst, 31 ans, en montrant les différentes parcelles de son exploitation sarinoise.

Associé à son père depuis 2022, cet agriculteur cultive, à Grolley et à Cormagens, du blé panifiable, du colza, du maïs, du triticale qui sert de fourrage aux animaux et puis des pommes de terre.

Il salue donc le retour de la pluie ces derniers jours, après un mois d'avril exceptionnellement sec en Suisse. Dans notre région, selon Météo Suisse, il est tombé seulement 15% seulement des précipitations qui tombent en moyenne en avril. 

Des plantes qui se rétractent

Un soulagement, pour lui. "Au niveau des céréales semées l'automne dernier, et au niveau du colza, semé en août, cela commençait à devenir critique. Surtout qu'il a gelé après la floraison du colza. Les plantes commençaient à se rétracter un peu. S'il avait continué à faire sec, cela aurait pu affecter le rendement."

Car cette période printanière est cruciale pour les céréales, souligne Francis Bapst: "C'est à ce moment-là que les gousses vont se faire, que la taille et le remplissage vont se déterminer."

Pour le moment, l'agriculteur est donc redevenu serein. "Tout semble s'être bien goupillé en ce début de saison pour qu'il n'y ait pas trop, je pense, de dommages dans nos céréales et dans nos colzas. Après, on va voir comment cela évolue!"

Semées le 20 avril, les pommes de terre sont en train de sortir de terre. L'humidité favorisera leur rendement.

Quid des autres cultures? Francis Bapst cultive aussi des pommes de terre. Il les avait plantées il y a trois semaines. Il dit qu'il n'était pas vraiment inquiet: "Elles sont entourées de terre, les plantons sont assez robustes"

N'empêche, la pluie leur a fait du bien à elles aussi. "On aime bien quand il pleut assez vite après la plantation, parce que c'est à ce moment-là que se fait la tubérisation, qui va déterminer le nombre de tubercules que chaque planton va faire."

Des plantes plus ou moins vigoureuses

Un processus qui a un impact sur le rendement des parcelles, mais aussi sur la vigueur de la plante pour la suite de la saison.

D'ici quelques semaines, les plants de pommes de terre devraient recouvrir toutes les buttes de son champ. Francis Bapst en récolte entre 2500 et 2700 tonnes chaque année, destinées à la vente directe et à l'industrie agro-alimentaire, qui les transforme en frites et en chips.

Et après la récolte exceptionnelle de l'année dernière, marquée par une pénurie de pallocks, il a anticipé. Et acheté des caisses supplémentaires pour pouvoir conserver toutes ses pommes de terre au mieux.

RadioFr. - Maëlle Robert
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