"Confluences" évoque un centre de création à Nuithonie

Les théâtres fribourgeois Équilibre, Nuithonie et les Osses pourraient à terme être regroupés sous une gouvernance commune. Un rapport de faisabilité publié début mars 2026 ouvre la voie à ce rapprochement.

Selon le rapport, le site de Nuithonie est le plus vulnérable. © KEYSTONE

Le document, fruit de plus de 500 heures de travail du groupe de travail "Confluences", dresse ce constat: les institutions culturelles fribourgeoises souffrent de coûts en hausse constante, de subventions qui stagnent et d'un rythme d'activité soutenu qui fragilise les équipes. 

Parmi les trois sites, c'est Nuithonie qui apparaît comme le plus vulnérable, avec une saturation des espaces, des infrastructures partiellement inadaptées et une pression constante sur les équipes. Le théâtre des Osses à Givisiez fait lui face à des besoins d'investissement lourds, estimés à plus d'1,3 million de francs pour la rénovation des façades et le remplacement du système de chauffage, des travaux imposés par la réglementation cantonale sur l'énergie.

Trois scénarios sur la table

Le rapport soumet trois variantes aux décideurs politiques. La première consiste à maintenir le dispositif actuel, avec une collaboration renforcée entre les structures existantes. La deuxième envisage la création d'une fondation unique tout en conservant les trois sites. 

La troisième option est la plus ambitieuse. Elle prévoit de concentrer les activités de création et de production à Nuithonie, qui deviendrait un Centre de Création Fribourgeois renforcé. Cette reconfiguration implique en revanche la disparition du Théâtre des Osses en tant que Centre Dramatique Fribourgeois. Une nouvelle affectation du site de Givisiez est évoquée comme piste.

Un processus graduel d'ici 2030

Le groupe de travail préconise un processus progressif étalé sur plusieurs saisons. Une première phase de collaboration concrète (billetterie commune, programmations coordonnées, projets partagés) devrait précéder toute convergence formelle. L'horizon envisagé pour parvenir à un état de confluence pleinement opérationnel est de trois à cinq ans, soit aux alentours de 2030.

Frapp - Alexia Nichele
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