Les Fribourgeois de 4H s'en tirent mieux en maths
Selon une enquête nationale, les Fribourgeois francophones accusent un léger retard en compréhension, mais tirent leur épingle du jeu en maths.

Pour la première fois, quelque 20'000 élèves de 4H, ont été testés dans toute la Suisse en langue de scolarisation et en mathématiques. À Fribourg, près de 1582 élèves francophones et germanophones ont participé. Les résultats sont globalement encourageants mais révèlent quelques différences selon les domaines et les régions linguistiques.
Concrètement, que demandait-on à ces enfants de 7-8 ans? En compréhension orale, ils écoutaient de courts enregistrements (une histoire, un dialogue entre camarades) et devaient montrer qu'ils avaient compris. En compréhension écrite, ils lisaient des textes et des phrases tirés de leur quotidien. En mathématiques, il s'agissait de reconnaître des formes, d'appliquer des opérations de base, de lire un résultat.
Maths: Fribourg au-dessus de la moyenne
C'est en mathématiques que le canton s'en tire le mieux: 79% des élèves atteignent les compétences fondamentales, contre 76% en moyenne nationale. La partie germanophone est un peu en deçà, à 74%, mais reste dans la norme.
En compréhension orale, les élèves germanophones atteignent la moyenne suisse (87%), leurs camarades francophones sont à 84%. En compréhension écrite, le domaine le plus délicat, les francophones sont à 75%, les germanophones à 78%, pour une moyenne nationale de 79%. Des résultats dans la fourchette acceptable, mais à surveiller.
L'origine sociale, premier facteur d'inégalité
Fribourg partage avec Zurich, Vaud ou Bâle-Ville une caractéristique: moins de la moitié des élèves parlent exclusivement la langue de scolarisation à la maison. L'origine sociale reste le facteur qui pèse le plus sur les résultats, bien davantage que le genre, qui n'a ici aucune influence mesurable.
Cette enquête est la quatrième et dernière d'un cycle lancé par la Conférence des directeurs cantonaux de l'instruction publique pour mesurer l'harmonisation scolaire entre cantons, conformément à la Constitution fédérale. La CDIP prévoit de suivre les mêmes élèves en 2028, puis en 2031, pour observer leur évolution jusqu'à la fin de la scolarité obligatoire.


