Des apprentis peuvent compter sur l'aide d'une psy

Le réseau d'entreprises formatrices Fribap propose un suivi psychologique à ses apprentis. Entretien avec sa co-directrice.

Après deux années de pandémie, le monde du travail peine toujours à trouver un équilibre. Les apprentis des entreprises fribourgeoises en sont d'ailleurs un bon exemple puisque certains d'entre eux se sentent totalement démunis face au climat actuel. Fribap, le réseau d'entreprises formatrices du canton, a engagé une psychologue à 20% pour venir en aide aux jeunes.

"La période a laissé des traces psychologiques chez certains apprentis", explique Marie-Claude Ruffieux, co-directrice de Fribap. "Ils ressentent du stress, de l'angoisse, de l'insécurité devant l'avenir. Nous sommes des formatrices, pas des psychologues. Il nous a semblé que mettre à disposition des jeunes une personne-ressource pour qu'ils puissent en parler était une bonne chose."

Un service répondant à un besoin

Selon Marie-Claude Ruffieux, la jeune psychologue de 27 ans, doctorante à l'Université de Fribourg, a tout de suite su créer des liens avec les jeunes, leur proposant des discussions, des espaces de paroles ou encore des rencontres. "Même si elle n'est pas tout à fait de la même génération qu'eux, elle s'en approche quand même. Elle utilise le même vocabulaire et les mêmes canaux de communication", précise encore la co-directrice de Fribap.

Face à la pandémie qui se prolonge, les jeunes en plein développement voient leurs contacts sociaux réduits. Par chance, l'entreprise n'a pas connu de rupture de contrat auprès des apprentis. La raison semble limpide pour Marie-Claude Ruffieux. "C'est aussi parce qu'on est intervenu relativement tôt. Par contre, on a vu des décrochages scolaires car le télé-enseignement n'est pas forcément très aisé. Il faut être équipé, avoir un endroit calme et être assez autonome, ce qui n'est pas donné à tout le monde."

Ecouter l'entretien complet:

RadioFr. - Karin Baumgartner / Luca Poli