"Les batailles sont nombreuses, mais on est mieux organisé"

En cette journée du 8 mars, Catherine Friedli du collectif féministe fribourgeois fait le point sur les revendications actuelles.

"Avec la crise sanitaire notamment, on a constaté que ce sont les femmes qui occupent les métiers en première ligne nécessaires au bon fonctionnement de la société", affirme Catherine Friedli, du syndicat des services publics de Fribourg et membre du collectif . "Et ce sont souvent les métiers les plus essentiels qui sont les moins valorisés, que ce soit dans la vente ou dans la santé. Les femmes ont payé un lourd tribut durant la pandémie."

Selon les collectifs féministes de Suisse romande, même si la pandémie est passée, aucune réforme du système n'a été entreprise afin de pallier ce problème. Si les batailles sont nombreuses, Catherine Friedli concède tout de même qu'un véritable mouvement en faveur des droits des femmes a vu le jour en Suisse, et surtout à Fribourg. "On voit que depuis 2019, on est organisé. A Fribourg, il y a un large mouvement féministe qui est né. En plus, ces femmes s'engagent politiquement en faveur de la défense de leurs droits, ce qui est un signe positif pour la suite du mouvement."

Présence dans la rue

Le collectif fribourgeois de la grève féministe tiendra un stand mercredi de 16 h à 18 h à la rue de Romont, à Fribourg. Il lancera officiellement sa campagne contre le relèvement de l’âge de la retraite des femmes à 65 ans.

Du côté de Bulle, le taureau situé sur le giratoire de la gare a été recouvert de violet à l'occasion de cette journée du 8 mars. Le collectif féministe du sud fribourgeois ainsi que le Collectif broderie poinGt se sont unis dans la création du vêtement porté par la statue. Enfin, cette journée est également l'occasion pour les collectifs féministes de Suisse de protester contre la guerre en Ukraine.

RadioFr. - Sarah Camporini / Adaptation web: Luca Poli