Les immatriculations reculent en janvier

Un peu plus de 14'000 voitures particulières neuves ont été immatriculées en janvier en Suisse et dans la Principauté du Liechtenstein, un chiffre en repli de 5,1% sur un an, annonce mardi la faîtière auto-suisse.

Les immatriculations de voitures neuves ont fléchi en Suisse et dans la principauté du Liechtenstein en 2025. (archive) © KEYSTONE/ANTHONY ANEX

Celle-ci s'inquiète du vieillissement du parc automobile suisse et du fait que les objectifs climatiques deviennent à ses yeux inatteignables. "Le marché suisse des voitures particulières neuves a très mal démarré l'année 2026", déclare auto-suisse dans un communiqué. Les 14'027 nouvelles immatriculations enregistrées en janvier "marquent le pire mois d'immatriculation de ce siècle", souligne-t-elle.

La différence par rapport au mois de décembre, très dynamique, est frappante, selon l'association des importateurs officiels d'automobiles en Suisse et au Liechtenstein. Ainsi, les nouvelles immatriculations ont reculé de 47,6%, soit près de la moitié, le mois dernier par rapport au mois précédent.

"Si le recul des chiffres de janvier pour les voitures particulières est un contre-mouvement typique par rapport aux ventes de fin d'année, la surrèglementation en matière de CO2 accentue considérablement cette distorsion du marché", soutient-elle. Cela se voit clairement, selon elle, dans les nouvelles immatriculations de véhicules électriques à batterie (BEV): "en janvier 2026, 2913 véhicules ont été mis en circulation, soit deux tiers ou 66% de moins qu'en décembre 2025 (8584)".

"En décembre, les importateurs automobiles suisses, les concessionnaires et les garagistes ont tout mis en oeuvre pour éviter ou minimiser les sanctions liées au CO2. Cela a entraîné des effets artificiels sur les ventes de fin d'année", ajoute-t-elle. Auto-suisse exige en conséquence de manière urgente une correction rapide de la politique des transports et de la politique climatique.

"Au vu de ces chiffres, le Conseil fédéral et le Parlement sont plus que jamais appelés à adapter rapidement le cadre réglementaire sur le CO2 et à enfin aligner la politique climatique et des transports sur la réalité du marché afin d'éviter de nouveaux préjudices au détriment de l'industrie automobile, des PME et des ménages privés. Sinon, le vieillissement du parc automobile suisse se poursuivra sans relâche et les objectifs de la politique climatique deviendront une utopie inabordable et extrêmement néfaste sur le plan économique", dit son président, Peter Grünenfelder, cité dans le compte-rendu.

ATS
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