Plus de protection pour les lanceurs d'alerte
Les jeunes Vert's libéraux fribourgeois déposent une motion populaire qui vise à inciter les employés à signaler des dysfonctionnements.

Signaler des dysfonctionnements de façon anonyme sur son lieu de travail, c'est ce que réclame une motion populaire qui a été déposée ce mardi à la Chancellerie du canton de Fribourg. Avec près de 400 signatures, le texte réclame davantage de protection pour les lanceurs d'alerte.
Concrètement, le texte demande d'inscrire dans la Constitution cantonale que "toute personne qui, de bonne foi et pour la sauvegarde de l’intérêt général, révèle à l’organe compétent des comportements illégaux constatés de manière licite bénéficie d’une protection adéquate".
En s'inspirant de ce qui a été fait dans le canton de Genève depuis le début de l'année, les jeunes Vert's libéraux fribourgeois sont à l'origine de la démarche. "Ce qu'a fait Genève nous plaît beaucoup. Ils ont mis en place un site internet où vous pouvez signaler en toute sécurité, avec un anonymat garanti, n'importe quel problème", explique Leonardo Gomez Mariaca, président des jeunes Vert's libéraux fribourgeois. Et de citer l'exemple de l'ancienne ministre écologiste Marie Garnier. "C'est un des exemples les plus connus de dénonciation aux médias et du boomerang que ça peut avoir sur quelqu'un. Si elle avait pu dénoncer ce qu'elle avait à dénoncer sur un site de manière anonyme, les choses auraient pu être différentes".
Dans leur motion, les jeunes Vert's libéraux rappellent que "les périodes de crises donnent souvent lieu à des irrégularités accrues. En 2020, dans un contexte de crise sanitaire, le Contrôle fédéral des finances a enregistré une hausse de 159% des annonces de lanceurs d'alerte par rapport à 2019."
Après vérification des signatures, le texte sera transmis au Conseil d’Etat pour qu’il réponde dans un délai de cinq mois. C’est ensuite le Grand Conseil qui aura le dernier mot sur le sujet.


